Biographie de Jean Cras

Introduction

Ce travail a été réalisé fin 2025-début 2026 par Xavier Cras1, petit-neveu de Jean Cras, avec l’aide plus particulière de

  • Mirelle et Marianne Tansman, petites-filles de Jean Cras
  • Alban Cras, mon neveu
  • Corentin Cras, mon fils aîné, qui a créé le site (en cours de mise au point)
  • Thierry Bouillet2, auteur d’une biographie sur Jean Cras datant de 1999
  • Jean-Pierre Ferey (créateur du label Skarbo), pianiste et interprète de Jean Cras

Autres sources principales :

Résumé

Jean Cras est un officier de marine et compositeur français, né le 22 mai 1879 à Brest, où il est mort le 14 septembre 1932. Professeur à l’École navale, il met au point une règle qui porte toujours son nom : la « règle Cras ». Elle permet de tracer la route ou de porter un point sur une carte marine ; il met aussi au point un appareil de transmission par signaux électriques. Le capitaine de vaisseau Cras commande notamment le cuirassé Provence. Promu contre-amiral en 1931, il achève sa carrière militaire au poste de major général du port de Brest, sa ville natale.

Conciliant sa carrière maritime avec sa passion musicale, Jean Cras a, tout au long de son existence, composé de nombreuses pièces. Son hyper sensibilité le conduit vers l’art de l’expressionnisme suggestif. Abordant tous les styles, il puise la matière nécessaire dans ses voyages et mélange les parfums d’ailleurs qui parfois sonnent comme des airs bretons.

Origine du nom

Cras est un nom breton qui évoque l’état d’une chose qui est sèche ou rôtie, comme les blés quand ils sont murs, ou une baguette de pain bien grillée. Il peut aussi signifier fauché comme les blés, ou quelqu’un qui n’a plus de sous ! On trouve aussi pour cet adjectif l’orthographe Kras (le K est la 3è lettre de l’alphabet breton et remplace le C)

La famille Cras prononce le S, comme les Bretons, qui l’adoucissent souvent en le prononçant Sz

Biographie3

Jean Émile Paul Cras est né à Brest le 22 mai 1879[1]. Son père, médecin en chef de marine, et sa mère partagent une même passion : la musique[2]. Baigné dans une atmosphère musicale, il hérite de leur sensibilité à cet art. Il se rappelle que dès l’âge de 5 ou 6 ans, il ressent une sensibilité extrême pour la musique, les harmonies, les modulations. Son père décède prématurément le 11 janvier 1889. À 10 ans, il s’exerce à la composition, en cachette. Il compose sa première œuvre à l’âge de 13 ans et excelle en tant que pianiste[3].

En 1895, il se présente une première fois à l’École navale, mais il paie le prix de sa passion pour la musique qui l’a quelque peu écarté de ses études, et échoue. Cet échec scolaire lui fait prendre conscience du risque qu’il court de ne pas pouvoir atteindre son but : « Un changement intérieur s’était opéré en moi. Je sentais au cours de l’été 95 que j’étais coupable d’être au lycée un simédiocre élève, car je m’exposais à ne jamais rentrer à l’École navale, ce qui aurait été pour ma mère, et pour moi, un violent chagrin. Àla rentrée d’octobre, ma résolution était prise. Jene touchais plusune notede musique et travaillaisavec un acharnement extrême ». Et ces efforts sont récompensés puisque le lycéen, qui vient de fêter ses 17 ans, passe le concours avec succès !

Il entre à l’École navale en 1896 sur le ponton école Borda. Élève doué, il côtoie Alfred Droin, son meilleur ami, dont il choisira 3 poèmes pour ses mélodies. En 1898, il sort quatrième d’une promotion de 70 élèves officiers (appelés « bordaches »)[4]. Il commence ses embarquements à la mer, où il consacre ses heures de loisir à composer.

Au début de sa carrière, il part en campagne. D’abord l’Angleterre et Madère sur le Bougainville, puis sur l’Iphigénie, qui lui permet de voir l’Amérique, les Antilles, le Sénégal. Au retour, il compose des mélodies et un trio intitulé Voyage Symbolique[2]. Ensuite il se rend en Orient en 1900 à bord du Brennus, et vit très douloureusement son éperonnage accidentel par le contre-torpilleur La Framée qui sombre en 5 minutes en faisant 47 victimes. Puis ik revient à Toulon, où il compose successivement une sonate pour violon, une pour alto, une autre pour violoncelle et de nouvelles mélodies (33 au total). Il a à peine 20 ans !

L’enseigne de vaisseau Jean Cras,

aide de camp de l’amiral Boué de Lapeyrère en 1899.

En 1900, il revient à Paris et fait la rencontre qui bouleversera sa vie : celle d’Henri Duparc. Tout de suite un lien très profond les unit au point même qu’Henri Duparc l’appellera plus tard le « fils de mon âme ». Cras dira d’ailleurs de son maître, dans une lettre à Robert Lyon, directeur de la revue Musique : « Mon seul maître, Henri Duparc, n’a eu qu’un seul but : m’apprendre à lire, alors qu’ignorant, je ne faisais qu’écouter ».

Jean Cras a concilié cette double existence de marin et de musicien, passionnément épris de ce double métier qu’évoque le monument (voir § 4) élevé sur le cours Dajot à Brest[6]. Toutefois il affirme qu’il n’a jamais envisagé de quitter la marine pour se consacrer à la musique, tant il ne pouvait se passer de la mer !

L’enseigne de vaisseau Jean Cras, avec son chat bleu-Nial en 1902.

En 1902, à bord de La Manche, bénéficiant d’une cabine personnelle, il pourra y caser un piano droit adapté, avec un nombre réduit de touches4, au prix du remplacement de sa couchette par un hamac ! Il transfère son piano sur La Flèche et fait escale en Tunisie, où il fait la connaissance d’Isaure Paul, une femme très compréhensive tant sur le plan musical que professionnel, qu’il épousera le 23 janvier 1906 et lui donnera quatre enfants : Isaure (Zézette pour ne pas la confondre avec sa mère), Colette, Monique et Jean-Pierre[7]. C’est à bord de La Flèche qu’il imaginera un appareil facilitant la transmission de signaux électriques. De 1904 à 1906 sur le contre-torpilleur Cassini, il finalisera la mise au point de cet appareil qui équipera bientôt tous les bâtiments de guerre. [4] De 1906 à 1908, il navigue sur le Massena puis le Léon-Gambetta.

 De 1908 à 1910, il est professeur d’architecture navale à l’École navale[2] (à la « Baille », comme la surnomment les « Bordaches »[8]). Puis il prend le commandement d’un groupe de torpilleurs armés de la défense mobile de Brest, commandement d’un groupe de torpilleurs armés de la défense mobile de Brest.

En 1911, il est adjoint de division du capitaine de vaisseau Ronarc’h, qui confie à son collaborateur préféré la rédaction d’une tactique de torpilleurs.

En 1913, il est fait chevalier dans l’ordre de la Légion dhonneur. Il sera promu officier en 1920[9].

Lorsque la guerre éclate, Jean Cras embarque sur La Justice, puis part sur le Courbet comme aide de camp de l’Amiral Lapeyrère, qui le qualifie d’officier de premier ordre. Il est spécialement chargé de la T.S.F. et des flottilles de torpilleurs et sous-marins, et se voit attribuer le brevet d’« état-major[5] ».

L’amiral Ronarc’h l’appelle à Paris en 1915 au ministère pour organiser la défense contre les sous-marins ennemis. Puis vient en 1916 une mission dans l’Adriatique[11], sur le contre-torpilleur Commandant-Bory, Précipité à la mer avec l’un de ses matelots-timoniers à la suite d’un tir adverse, il le sauve de la noyade. Sa conduite héroïque par ailleurs tout au long de la guerre, lui vaut une citation à l’ordre de l’armée[4]. Ses moments de repos, très comptés, lui servent à achever l’orchestration de son opéra Polyphème, drame d’Albert Samain.

Le LV Cras en 1917, assis, son chien Polyte à ses pieds. Noter son couvre-chef peu réglementaire. Il avait perdu sa casquette à la mer 15 jours avant et avait dû acquérir ce « berretto » italien du plus bel effet.

Il invente, en février 1917, une règle qui porte son nom, la règle Cras5 [10], brevetée en 1921, mais dont il n’a tiré aucun revenu. Ce double rapporteur transparent, qui permet soit de tracer une route, soit de porter un point par relèvements sur une carte marine (ou une carte d’aéronautique), a été utilisé par tous les navires de la Marine et la majorité des plaisanciers français et même étrangers. Il n’est plus guère en usage à l’époque du GPS, mais reste à portée de main en cas de panne ou de perte du réseau.

Différentes règles de navigations : le Portland Protractor (triangle), la Captain Field’s Improved ParallelRule (règles parallèles) et la règle Cras (double rapporteur).

Débarqué du Bory en mai 1918, il séjourne un mois à Rome, où nait son fils Jean-Pierre, puis est promu capitaine de corvette [11]. Il rallie alors Dieppe pour y diriger la 1ère escadre de patrouilleurs en manche orientale. En mai 1919, il rejoint l’État-Major général de la Marine à Paris. Une profonde et étroite amitié s’établit avec le compositeur Henri Duparc, qu’il connaissait depuis 1900. Il propose son Polyphème à l’Opéra-comique et obtient le premier prix du Concours de la ville de Paris en 1920.

Lors d’un nouvel embarquement en 1921, il retrouve la mer et prend le commandement du torpilleur Amiral Sénès, à bord duquel il entame la composition de son Quintette pour piano et cordes[4]. À son départ, Henri Duparc lui remet un viatique : les quatuors de Beethoven pour qu’il s’en pénètre[4]. En 1922, suite à un ennui de santé, il revient à Paris et participe à la création de Polyphème à l’Opéra-comique, dont la première aura lieu le 28 octobre 1922. L’œuvre remporte un joli succès !

Pendant 4 ans, Jean Cras reste à Paris, travaillant au Centre des Hautes-Etudes Navales, puis au Conseil de la Défense Nationale. Il est nommé capitaine de vaisseau en 1924, le plus jeune de la Royale. Il reprend la mer en 1926 pour prendre le commandement du croiseur Lamotte-Piquet. Il composera son Trio à cordes qui obtiendra le prix Chartier de l’Institut de France. De 1927 à 1929, il commande la Provence, le plus puissant cuirassé en service alors dans la marine nationale française[7]. Les logements de ces deux navires sont cette fois suffisamment grands pour qu’on puisse y caser un piano demi-queue ! À bord, il écrit à André Himonet : « J’essaie de mettre à profit les années où je suis à la mer pour travailler le plus possible, les conditions étant d’ailleurs particulièrement favorables à une production avant tout sincère et non sollicitée, impressionnée par ce qui s’écrit. » Ces quelques lignes peuvent servir d’épigraphe au Journal de bord, une suite symphonique composée en 1927 comportant trois parties que Rhené-Baton dirige chez Pasdeloup le 3 mars 1928[13].

Des pages louées par Paul Le Flem, dans lesquelles « se révèlent la nature rêveuse du musicien, son instinct de la nature, son sens de l’exotisme. »[14]

Il embarque toujours son piano sur chacun des navires à bord desquels il sert[15], car : « Composer, c’est pour moi obéir à une volonté supérieure, qui me dicte ses volontés et que je sers avec l’ivresse de l’humble disciple dont le seul but est d’exécuter le mieux possible les ordres de son maître. »[2]

 

Débarquant du cuirassé La Provence en 1929, il rejoint à Paris l’État-Major général des recherches scientifiques et accède aux étoiles en 1931[5]. Contre-amiral, il devient major général de l’arsenal militaire du port de Brest[15].

Ayant navigué sur toutes les mers du globe, c’est à Brest, sa ville natale qu’il meurt le 14 septembre 1932, foudroyé en seulement trois jours par un cancer, tout juste quelques semaines après avoir composé ses Trois chansons bretonnes qu’il avait dédicacées à sa femme[2]

Il est enterré au cimetière Saint-Martin de Brest (carré 9, rang 9, tombe 17).

 

Hommages

À la mort de Jean Cras en 1932, un comité présidé par le ministre de la Marine Georges Leygues, réunit des fonds pour lui élever un monument, confié au sculpteur parisien Raymond Delamarre, grand prix de Rome. Le monument est offert à la ville et inaugurée le 6 octobre 1935. Il y figure deux allégories : la Marine, tenant une caravelle toutes voiles dehors, et la Musique, tenant un violon. Détruit en 1944, à l’exception de la plaque de bronze à l’effigie de Jean Cras, le monument sera reconstruit en calcaire dans un style proche, par le même sculpteur, en 1959[14]. Le médaillon de bronze représentant l’Amiral a pu être récupéré.

La dédicace que l’on trouve sur le monument est extrait de l’opéra Polyphème : « Belle mer écumeuse et bleue où je suis né ».

 Différentes rues au nom de Jean Cras : Brest (Saint-Marc, attribuée en 1934), Plougastel-Daoulas, Lorient, Quimperlé, Concarneau, Quimper, ainsi que le square Jean Cras à Pacé près de Rennes

Un auditorium CRAS est inauguré le 28 février 2019 à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon en l’honneur de Jean CRAS, officier de marine et compositeur, et de son frère Charles-Ambroise CRAS, médecin chef de cet hôpital.

 

Le compositeur6

Généralités

Jean Cras fait partie de cette catégorie de compositeurs qui nous ont laissé une musique transitoire entre la musique purement tonale et toutes ces musiques de recherche, de laboratoire, qui ont mené à tant de voies de garage. Tous ces compositeurs qui ont initié cette recherche du nouveau, de nouvelles couleurs, de nouvelles atmosphères sans basculer dans l’intellectualisme exacerbé sont, hélas, peu ou mal connus. Jean Cras, Charles Tournemire, Charles Kœchlin, Georges Antoine, Florent Schmitt,…

Peut-on concilier la marine et la musique ? Peu s’y sont essayés, aucun n’a réussi, semble-t-il, hormis Jean Cras. En effet, Nicolaï Rimsky-Korsakov, Albert Roussel ou Antoine Mariotte ont essayé de mener de pair une vie maritime et une vie musicale, mais tous trois arrivés à l’âge de trente ans se sont rendu compte qu’il y avait un choix à faire entre les deux : ou se consacrer intégralement à la musique, ou à la marine. Jean Cras est le seul à avoir su mener les deux fonctions sans qu’une des deux ne souffre d’un engagement excessif dans l’autre.

Ses parents aimaient fortement la musique, et ils transmirent leur passion à leurs enfants. Jean Cras commença déjà à composer dès l’âge de six ans. En 1892, il écrivait des petites pièces pour chant et piano et deux ans plus tard, il écrivit une messe à quatre voix avec orgue qu’il dirigea dans la vieille église de Saint-Marc, près de Brest.

Il prépare la « Navale » au lycée de Brest où il sera reçu à dix-sept ans. Parallèlement, il écrit une œuvre lyrique en deux actes inspirée par la légende d’« Echo », sur un poème d’un de ses meilleurs amis, Alfred Droin.

Il part en campagne sur l’Iphigénie : il voit l’Amérique, les Antilles, le Sénégal. Au retour, il compose des mélodies et un trio intitulé « Voyage symbolique ». Ensuite il se rend en Orient, puis revient à Toulon où il compose successivement une sonate pour violon, une pour alto, une autre pour violoncelle et des mélodies.

En 1900, il revient à Paris et fait la rencontre qui bouleversera sa vie : celle d’Henri Duparc. Tout de suite un lien très profond les unit au point même qu’Henri Duparc l’appellera plus tard le « fils de mon âme »7 . Chacun de ses congés est mis à profit pour étudier l’orgue à Paris chez Guilmant 1 Les leçons de Duparc portent vite leurs fruits : dès 1900 viennent au jour toute une série d’œuvres remarquables, touchant tous les domaines, que l’on peut qualifier de jeunesses, car Jean Cras n’a que la vingtaine quand il les écrit, mais dans lesquels les rigueurs franckistes ont déjà balayé les maladresses du débutant. Ainsi, entre 1901 et 1910, voient le jour :

  • Sept mélodies,
  • les fameux Poèmes Intimes pour piano,
  • un Largo en fa m. pour violoncelle,
  • un Trio en ut pour piano, violon et violoncelle,
  • une Messe à quatre voix a cappella,
  • son premier Quatuor à cordes, d’un contrepoint magnifique,
  • et les Élégies pour chant et orchestre.

C’est aussi dans ces années qu’il voyage en Islande, en Terre-Neuve, en Tunisie, au Danemark, en Norvège et au Canada (Québec). Jean Cras n’est encore qu’un officier. Les cabines ne sont pas très grandes sur un bateau, mais il ne part que s’il a un piano. S’il n’y a pas assez de place pour un piano et une couchette, l’instrument primera dans le choix, et l’on fixera un hamac au-dessus.

En 1906, il se marie à une femme formidable, aussi excellente comme musicienne que comme femme de marin et d’artiste.2a

1908 est l’année qui voit, pour la première fois, l’édition de ses œuvres. « Cela, dit-il, ne répond certes pas pour moi à un véritable désir… En composant j’obéis à une force intérieure impérieuse, mais l’œuvre produite est comme un fruit mûr détaché de l’arbre et qui ne lui appartient plus ».

Le marin-compositeur qu’était Jean Cras explique très bien pourquoi il a su et — surtout — a tenu à mener ces deux fonctions en même temps : pour lui, ces deux métiers apparemment inconciliables tant ils sont accaparants, étaient complémentaires. En effet, Jean Cras était un homme de rigueur, de raison, qui ne composait pas pour le plaisir de noircir des portées : composer pour lui était un acte spirituel. Il supposait que la composition n’était pas le fruit unique du commun des mortels, mais un message d’un Être Supérieur qui « dictait » à une personne choisie. Il ne fait donc, lorsqu’il compose, que son devoir. Il est l’esclave, le subordonné d’une « voix intérieure ». Par contre, en tant que marin, c’est lui le maître, c’est lui qui commande, et c’est en cela qu’il considère ses deux métiers comme complémentaires et que pour une bonne santé psychique, il ne peut abandonner ni l’un, ni l’autre.

Lors d’une mission dans l’Adriatique en 1916, sur le torpilleur Commandant-Bory, ses moments de repos, très comptés, lui servent à achever l’orchestration de Polyphème.

Jean Cras compose des pièces pour piano : Danze et Paysages, une suite d’orchestre : Âmes d’enfants, qu’il adapte pour piano à six mains pour ses trois filles : Isaure, Colette et Monique. Six poèmes pour chant et piano (orchestrés en 1924) extraits de L’offrande lyrique de Rabindranath Tagore, ainsi qu’un quintette avec piano.

Quant à Polyphème, son orchestration est terminée en 1918. Elle obtient le 1er prix de la ville de Paris en 1921 et est montée à l’Opéra-Comique le 28 décembre 1922. Tout le monde attendait l’événement, peu de gens admettant une supériorité dans deux domaines si différents chez un même homme. Polyphème obtint le succès dès le premier jour. Le critique André Himonet salue le « souffle ardent et jeune qui circule d’un bout à l’autre de la partition… ».

 Extrait du journal L’Excelsior, 26/12/1922

Jean Cras ne cesse de composer : pour preuve ce magnifique Trio à cordes, primé par l’Institut en 1926. En 1927 une suite en duo pour harpe et flûte ou violon et piano, inspirée par les balafons d’Afrique, qui se termine par une danse à onze temps, et en 1928 le superbe quintette pour harpe, flûte, violon, alto et violoncelle qui enchante le Journal de Bruxelles.

Ensuite viennent deux Impromptus pour harpe et des pages pour violon et piano : Air varié, Églogue, Habanera, Évocation, composés à chaque anniversaire de son fils Jean-Pierre, et un quatuor de saxophones [plutôt le quintette de 1924?].

Jean Cras a touché au domaine vocal aussi : après l’Offrande lyrique, il y a aussi les Fontaines, cinq poèmes de Lucien Jacques ; en 1925 viennent cinq chœurs pour voix d’hommes : Dans la montagne, sur des vers de Maurice Boucher3. En 1928, la Flûte de Pan, sur quatre poèmes de Lucien Jacques pour chant, flûte de Pan, violon, alto et violoncelle. Dans une lettre à Charles Kœchlin4, il explique le pourquoi de l’échelle des sept notes de sa flûte choisies pour stimuler son inspiration : « Je les ai choisies parce qu’elles m’ont plu… et une fois ce choix fait, il a bien fallu que je n’en utilise point d’autres tout le long du recueil, me créant ainsi à moi-même un obstacle stimulant mon inspiration J’adore ce procédé, et je l’emploie très souvent. »

En 1927, une suite d’orchestre : le Journal de bord, en trois parties. Une superbe Légende pour violoncelle et orchestre, en 1929. Et ce trop injustement oublié Concerto pour piano, écrit en 1931, que sa fille Colette, pianiste , fit entendre chez Pasdeloup. Ce fut la dernière composition importante du contre-amiral Jean Cras. Comme la toute première, 39 ans auparavant, elle est signée de Saint-Marc.

Sentant sa fin approcher, il écrit la musique et les paroles des Trois chansons bretonnes (la rencontre, l’aveu, la mort), et dans un même style populaire breton, Deux chansons extraites du Chevalier étranger de Tanguy Malmanche, dont la musique de scène restera inachevée. C’est à l’hôpital maritime de Brest qu’en trois jours il succombe à une maladie foudroyante, à l’âge de cinquante-trois ans, le 14 septembre 1932.

Paul Landormy6 écrivait quelque temps plus tard : J’ai conservé de lui une image très nette. Je le vis une fois faire une conférence sur je ne sais quel sujet musical. Il s’y sentait fort mal à l’aise et le déclara sans détours. Il lui répugnait de parler de cet art musical qu’il adorait, mais dont il craignait de profaner le mystère. Il avait pour lui mieux à faire : écrire ses œuvres.

Il m’apparut ce jour-là si simple, si franc, si direct. Cette conférence qui consista surtout à déclarer en se fâchant qu’il ne voulait point la faire, qu’il ne la ferait point, fut délicieuse. J’aimais son élan, sa flamme, son ardeur, qui se traduisait au travers d’un visage pâle, maigre et d’un regard aigu traversé déclairs.

Ces vertus de Breton, il les portait inscrites sur son front. Seulement à le voir on ne pouvait que s’attacher à lui.

Jean Cras fut un homme complet, comme il en existe peu sur terre : un excellent marin, un musicien hors-pair, un savant, mais surtout un mari et un père peu commun, comme en témoigne sa correspondance. C’est un homme éminent et modeste à la fois, une personnalité attachante …

Nous finissons cette première partie sur cet entretien qu’eut Jean Cras en 1929 avec Lucien Chevalier, pour le Guide du concert, à qui il avoue sa préférence pour la musique de chambre :

Avant tout la musique est pour moi intériorité. Le son est la partie superficielle, sensible, par laquelle nous plongeons au fond de nous-même. Si l’on ne s’attache qu’à la « sonorité » même du son, on ne peut donc avoir de la musique qu’une impression dénuée de consistance. Sans méconnaître toutes les merveilleuses ressources du timbre, je trouve cependant qu’on a tendance aujourd’hui à tomber dans un matérialisme regrettable, prenant comme « objet » de l’art ces séductions sonores qui ne devraient être considérées que comme des « moyens » d’expression…

Les petites partitions des quatuors de Beethoven (le plus de substance dans le minimum de poids) ne m’ont pas quitté pendant des années… Ainsi cette forme épurée de la musique est devenue pour moi la forme essentielle, bien que je n’aie point dédaigné la symphonie et le théâtre, qui ne sont d’ailleurs que des aboutissants. Et puis j’ai passé trente ans à contempler des horizons vastes, des étendues à la fois uniformes et infiniment variées, des cieux illimités, à respirer des atmosphères vierges, à vivre de grands calmes ou d’immenses tourmentes : j’ai contracté l’amour de tout ce qui est pur… La musique de chambre a eu et aura toujours mes préférences… pourtant j’ai écrit avec une joie profonde certaines œuvres d’orchestre comme mon Journal de bord. Je suis attiré par tout ce qui est poésie délicate et profonde…

Quelques œuvres de Jean Cras sous la loupe…

La musique de Jean Cras est une musique unique en son genre. Elle n’a pas fait école et ne saurait faire école. Jean Cras est un indépendant qui a su allier la rigueur de la Schola à la mélodie libre, naturellement limpide d’un Debussy. C’est un mélodiste, comme son maître, Henri Duparc. Ses influences sont sa terre natale, la Bretagne (à qui il dédie son quatuor à cordes), les contrées qu’il lui a été donné d’explorer par son métier (l’Afrique, surtout) et son professeur et ami, Henri Duparc.

La Musique de Piano

Cras a relativement peu écrit pour piano (« indispensable dans un salon » dixit G. Flaubert in « Dictionnaire des idées reçues » !), mais le peu qu’il nous ait laissé est de grande qualité. Retenons les touchants Poèmes Intimes, composés entre 1902 et 1911 durant une campagne en Islande, Les Danze, composés pendant la guerre, alors qu’il commandait un torpilleur sur l’Adriatique, Les deux Paysages, (maritime et champêtre) et les Âmes d’enfants, écrites pour ses trois filles, Isaure, Colette et Monique, pour piano à six (petites) mains, ensuite transcrites pour être plus facilement jouables à quatre mains, et enfin orchestrées. Jean Cras décrit ces âmes d’enfants : « pures, naïves, mystérieuses ».

La mélodie

En tant qu’élève de Duparc, Cras ne pouvait se dérober à la composition de mélodies.

Nous avons cité plus haut les Élégies sur des vers d’Albert Samain ; l’Offrande lyrique, dédiée à sa femme, d’après six poèmes de Rabindranath Tagore, traduction en français d’André Gide ; les Fontaines, sur des vers de Lucien Jacques…

Retenons la fameuse Flûte de Pan (1928), dont les quatre pièces du recueil sont écrites sur une gamme de sept sons arbitrairement fixés : sol, si bémol, do, mi bémol, fa, sol bémol et la. Cras s’est ainsi délibérément fixé des barrières avant de commencer à composer. Preuve que la contrainte stimule l’imagination (c’est bien connu que c’est en temps de guerre que se font les plus rapides progrès technologiques…)

Une impression de monotonie ne pouvait être évitée qu’avec l’aide de combinaisons harmoniques riches et variées pouvant voiler l’échelle implacable imposée à la flûte. Je ne me vante pas d’avoir réussi… mais je sais bien que la difficulté que j’ai eu à vaincre m’a inspiré certaines trouvailles qui m’ont récompensé, qui m’ont rendu joyeux de m’être fixé un tel obstacle. (Lettre à Charles Kœchlin le 16 février 1932).

La musique de chambre

Nous voici dans le domaine préféré de Jean Cras, domaine dans lequel il a excellé. Ses premières œuvres de musique de chambre sont trois Sonates : [en 1900,] une pour violon et une pour alto ainsi qu’une pour violoncelle [1901]. Seule celle pour violoncelle est éditée. Vient ensuite un Trio en ut pour piano, violon et violoncelle (1907).

En 1909, Cras s’essaye à la formation la plus exigeante qui soit : le quatuor. Ce quatuor (« À ma Bretagne ») témoigne de sa maîtrise parfaite d’un contrepoint venu tout droit de la Schola. Seules quelques longueurs pourraient lasser l’auditeur actuel. Le Monde musical écrivait à sa création : « Quelle surprise ! La Nationale vient de donner le jour à une œuvre d’un inconnu qui, croyons-nous, est destinée à prendre rang parmi les meilleures productions modernes ». Il faut attendre ensuite 1922 pour que Cras revienne à la musique de chambre avec un Quintette à clavier dans lequel on sent l’influence des voyages : L’Afrique et l’Asie.

Pour les harpistes en manque de répertoire, citons les deux Impromptus de 1925.

Arrive alors un monument incontournable, l’année suivante : le Trio à cordes, avec dans son mouvement lent une évocation sublime de l’Orient avec l’usage d’une « polymodalité ».

En 1927 vient une Suite en duo pour harpe et flûte ou violon et piano, inspirée par les balafons d’Afrique.

Quatre petites pièces pour violon et piano écrites entre 1926 et 1929 pour fêter les anniversaires de son fils Jean-Pierre : Air varié, Habanera, Évocation (où il utilise un thème de l’enfant âgé d’à peine dix ans) et Églogue.

Un autre monument : le splendide Quintette pour harpe, flûte, violon, alto et violoncelle, d’une fraîcheur que peu d’œuvres nous apportent. Debussy nous aura charmé avec son superbe Trio pour flûte, alto et harpe, Cras nous régale avec cette formation peu commune, mais aux couleurs paradisiaques…

La musique pour orchestre

Cras aura peu écrit pour orchestre. Citons ses Âmes d’enfants, écrites pour ses trois filles et portées à l’orchestre par après, son Journal de bord (1927), suite symphonique en trois parties.

Deux pages concertantes : la Légende pour violoncelle et orchestre (1929) et le Concerto pour piano et orchestre, dédié à sa fille Colette, la future épouse d’Alexandre Tansman. Une superbe gamme exotique est évoquée dans le mouvement lent, puis les trompettes réveillent tout le monde au troisième mouvement. Parodie sans nul doute de la sonnerie qui appelle tout le monde sur le pont.

Le 6 février 1932, Colette exécute ce concerto aux concerts Pasdeloup sous la direction de Désiré-Émile Inghelbrecht[16].

 Concerto pour piano et orchestre, 24/10/1931

Les innombrables évocations de voyages dans sa musique lui valurent le surnom de « Pierre Loti7 » de la musique. À noter aussi que Jean Cras était le cousin de Victor Segalen8.

La musique de scène

Son œuvre maîtresse est sans aucun doute Polyphème. Cette œuvre ne peut évidemment pas ne pas faire penser à Pelléas, représentée 18 ans auparavant. Une grosse différence toutefois : au lieu de tuer son rival, Polyphème (Golaud) se crève les yeux avant de se jeter à la mer. Même Yniold trouve son parallèle dans Polyphème : Lycas, avec une scène analogue à celle de l’enquête que mène Golaud au sujet de Pelléas et Mélisande… Ce qui a conquis Jean Cras dans le choix du texte, c’est l’omniprésence de la nature et de la mer, ainsi que le côté intérieur de la pièce. Polyphème est laid. Il aime Galatée qui lui préfère le berger Acis. Polyphème projette alors de tuer les deux amants, mais renonce et se crève les yeux, ne pouvant supporter une seconde de plus l’image du couple rival.

Devenir des œuvres de Jean Cras8

Le contre-amiral Cras ne laissa à sa famille qu’un petit héritage, la pension coutumière pour les veuves militaires, et des redevances très modestes de ses inventions et compositions. [Il n’avait rien touché de l’invention de sa règle de navigation, estimant qu’elle appartenait à la Marine. Son fils] Jean-Pierre fréquentait encore le lycée, et sa fille Isaure mourrait en 1934, Colette et Monique restant seules pour soutenir la famille par leurs arts respectifs. Les concerts de Colette mettent régulièrement en vedette les œuvres de son père. [Elle épouse Alexandre (Sacha)] Tansman9 en 1937 et suite à la naissance de Mireille (1939) et de Marianne (1940), la fréquence de ses concerts diminue. Pour survivre à la Seconde Guerre mondiale, la famille Tansman se réfugie à Nice et, [craignant l’antisémitisme10], quitte la France [en 1941] pour se réfugier à Hollywood, où l’ami de la famille Charlie Chaplin (1889-1977) a introduit Sacha comme compositeur dans le monde cinématographique11. Amis dévoués de la famille, Igor Stravinsky (1882-1971), vivant alors à Los Angeles, et Darius Milhaud, alors professeur au Mills College, près de San Francisco, [l’] ont aidé à obtenir des missions d’enseignement, [piano] et concerts de musique de chambre, présentant régulièrement les compositions de Cras et Tansman au public américain. Après la guerre, la famille est retournée [de son plein gré] à Paris, [recueillie par Isaure, mère de Colette, et sa fille Monique.] Colette et ses collègues ont continué à interpréter les œuvres de son père en concert. Heureusement, Radio-France a enregistré un bon nombre de leurs concerts, lançant finalement ses propres productions en studio de Polyphème en 1953 et 1958.

Des années de silence relatif ont suivi. Bien que les archives des membres de l’Union européenne de radio-télévision révèlent des productions en studio occasionnelles d’œuvres de Cras, ainsi que certains enregistrements de performances en direct, ce n’est qu’en 1980, suite à la publication par les Éditions Zodiaque de la monographie picturale de Monique Cras et Dom Angelico Surchamp (créateur de Zodiaque), que cet intérêt pour la musique de Cras a finalement commencé à se revitaliser. Cela a à son tour suscité la curiosité des communautés navales, maritimes et scientifiques, et en 1983, la Monnaie de la Ville de Paris a émis une pièce commémorative de 68 millimètres de diamètre, disponible en bronze (114 francs) et en argent (1625 francs), une face honorant le compositeur, l’autre l’Officier de Marine12. Immédiatement, on s’est indigné en Bretagne (journal Ouest-France) du fait que Cras et sa musique aient été ignorés par son propre pays13. Peu de temps après, les représentations de ses œuvres sont devenues plus fréquentes. [En 1986, Cybelia enregistre sur disque vinyle le concerto pour piano qui retient l’intérêt de certains critiques éminents, dont Henri-Louis de Lagrange, critique du grand quotidien Le Monde qui avait titré en 1ère page du quotidien : « Un génie français redécouvert ». Deux ans plus tard,], lorsque Radio-La France a décerné son Prix de la découverte au Trio Millière et au label Quantum pour le Trio pour cordes, le Quintetteavec harpe et La flute de Pan, la renaissance de ses œuvres était assurée. Depuis lors, la plupart d’entre-elles ont été enregistrées, et leurs exécutions ont considérablement augmenté en nombre. Notamment, l’American Harp Society a imposé Deux impromptus comme pièce de test requise pour sa compétition nationale en 1999.

[Dès 1993, Jean-Pierre Ferey, pianiste et directeur du label Skarbo qu’il avait créé trois ans plus tôt, enregistrait l’œuvre complète pour violon et piano de Jean Cras, commercialisée en CD fin 1995 après avoir réenregistré les Poèmes intimes. Le label Timpani Records fondé par Stéphane Topakian, a également sorti un premier enregistrement mémorable des mélodies de Cras à la même époque. Timpani et Skarbo ont par la suite grandement contribué à la promotion des œuvres de Jean Cras. Une dizaine de labels se sont par la suite intéressés à ses œuvres].

En 2003, le premier enregistrement commercial de Polyphème, dans son intégralité, a été publié [par Timpani]. Et en novembre 2005, coïncidant avec le week-end du jour du Souvenir14, Le Duquesne University Symphony Orchestra, conduit par le maestro Sidney Harth, avec le violoncelliste Mikhail Istomin, a créé Légende au Carnegie Music Hall de Pittsburgh, en direct sur National Public Radio15.

Pourquoi, alors, la musique de Jean Cras est-elle tombée dans l’obscurité pendant près d’un demi-siècle ? Comme prévu, sa carrière militaire est restée plus dans les mémoires réelles que sa carrière musicale. [Et nombreux sont ceux qui, connaissant bien la règle Cras sont] surpris d’apprendre que son inventeur avait également été un célèbre compositeur.

De temps en temps, le magazine mensuel de la marine, Cols bleus, publie un article sur Jean Cras, soit en mémoire d’une de ses victoires, soit lorsqu’un nouveau disque compact apparaît (voir la revue du 13 avril 1996)16; en juillet 1994, le magazine français Voiles et Voiliers17 publiait un essai biographique et pictural sur le gyrocompas de Cras et évoquait longuement son travail musical. [Mais] le monde musical [et] les grands chefs d’orchestre n’ont pas encore attribué à ses œuvres orchestrales le crédit qu’elles méritent, et les directeurs de maisons d’opéra ont eu tendance à une programmation conservatrice d’œuvres traditionnelles, telles que Carmen, La traviataet La bohème, refusant de prendre le risque financier de mettre en scène des œuvres moins connues telles que Polyphème

[JP Ferey rappelle à ce sujet qu’après la seconde guerre mondiale, et contrairement au monde anglo-saxon, il ny avait pas de maison de disques française puissante, capable de produire une politique à long terme dœuvres classiques, nécessaire pour investir dans la redécouverte dauteurs méconnus. Par exemple Charles Koechlin, élève puis assistant de Fauré, neut aucune discographie avant 1991. Idem pour de nombreux autres compositeurs français, comme Philippe Gaubert. Pourtant lécole française de composition fut extraordinairement talentueuse à partir de Fauré (grand pédagogue) et prolifique : compositeurs dopérettes, le genre à la mode (dont Cras nétait donc pas), dœuvres sérieuses, de chansons, etc…, on nimagine pas le nombre de talents éminents de cette époque.

De plus lhéritage de Fauré, Debussy et Ravel fut si écrasant que lindustrie du disque et les programmateurs de concert avaient déjà fort à faire pour faire connaître ces trois géants de la musique]

…La musique de Cras a [par ailleurs] été confrontée au problème d’être tonalement anachronique à une époque où l’avant-garde contrôlait une grande partie de la vie artistique européenne… Bien que nous doutions que Cras connaissait bien la Second Viennese School18 et son répertoire, il est probable qu’il n’aurait pas eu le temps de se pencher sur ce mouvement ni probablement d’en percevoir l’évolution — comme le faisaient la plupart des musiciens français de sa génération — vers une déshumanisation progressive de la musique19…une orientation quasi idolâtre, pangermanocentrique vers la composition et la théorie musicales, fondée sur l’idiome des douze tons, et assez similaire au wagnérisme paneuropéen qui a balayé le XIXe siècle, a évolué à partir des décombres de la Seconde Guerre mondiale… Une véritable colonie d’exclus d’environ soixante-dix compositeurs français rarement entendus même dans l’Hexagone a été involontairement constituée, et beaucoup n’ont pas encore assumé leur place légitime dans le panthéon musical…

[On ne peut que se réjouir de constater un regain d’intérêt de nombre de musiciens désireux de sortir des sentiers battus et motivés par la mise en valeur de ces compositeurs trop longtemps restés dans l’ombre. À titre d’exemple, et il y en a beaucoup d’autres, citons l’initiative du trio Van Baerle basé à Amsterdam pour interpréter le 24 avril 2019 au Palazzetto Bru Zane de Venise le trio pour piano n°2 de Jean Cras suivi du trio pour piano de Ravel, laissant à penser que les 2 œuvres  « jouaient dans la même cour ».]

Le marin

Carrière maritime

Le site https: //parcoursdeviesdanslaroyale.fr/officiers_cras.htm permet de retracer la carrière maritime de Jean Cras :

  • École Navale de 1896 à 1899
  • Aspirant le 5 octobre 1899, il embarque sur le cuirassé Brennus, escadre de la Méditerranée, puis sur le cuirassé Saint-Louis
  • Enseigne de Vaisseau le 5 octobre 1901
  • 1902 : sur l’aviso Manche, station de Terre-Neuve et d’Islande
  • 1903 : sur l’aviso-torpilleur Flèche, division navale de Tunisie
  • 1905 : sur le Cassini, escadre du Nord
  • Lieutenant de Vaisseau le 2 septembre 1908
  • 1908-1910 : professeur d’architecture navale à l’École Navale
  • 1er octobre 1910 : commandement d’un groupe de torpilleurs armés de la défense mobile de Brest
  • 1911 : Adjoint de division du capitaine de vaisseau Ronarc’h : rédaction d’une tactique de torpilleur
  • 1912 : Adjudant de division sur le Bouclier aux flottilles de la 1ère armée navale
  • 1913 : Chevalier de la Légion d’Honneur
  • 1914 : breveté de l’École Supérieure de Marine

affectation sur le Courbet comme aide de camp de l’amiral Lapeyrère,

chargé de la TSF et des flottilles de torpilleurs et sous-marins

  • 1915 : affectation un temps au Ministère de la Marine, auprès de l’amiral Ronarc’h

(Service de défense contre les sous-marins)

  • 1916 : commandement du torpilleur d’escadre CommandantBory
  • 1917 : attaque avec vigueur d’un sous-marin
  • 9 juillet 1918 : Capitaine de Corvette. Basé à Dieppe, il est Chef du Secrétariat du Chef d’État-Major Général de la Marine (Amiral Ronarc’h), et commande la 1ère escadrille de patrouille en Manche
  • 19 février 1919 : citation à l’Ordre de l’armée, et fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre pour sa participation brillante à toutes les opérations effectuées en Adriatique depuis le début de la guerre.
  • 11 septembre 1919 : Capitaine de Frégate. Il sert au ministère auprès de l’amiral Ronarc’h
  • 16 juin 1920 : Officier de la Légion d’Honneur
  • 1er janvier 1921 : Commandant le torpilleur Amiral-Sénès, en armement pour essais à Cherbourg, avec une escadrille de 8 torpilleurs sous ses ordres
  • Janvier 1923 : Auditeur au Centre des Hautes Etudes Navales. Il est ensuite affecté au secrétariat permanent de la Défense Nationale
  • 1924 : Capitaine de Vaisseau, le plus jeune de son grade. Il commande le croiseur Lamotte-Picquet puis le cuirassé Provence
  • 1929 : retour à Paris, chef du service des recherches scientifiques à l’État-Major Général de la Marine
  • 1er mai 1931 : Contre-Amiral et Major Général du 2ème arrondissement maritime à Brest

Règle-Rapporteur Jean Cras20

Vers 1905, Jean Cras avait commencé à finaliser la conception de cette règle-rapporteur de navigation. De la France aux îles Fidji, les marins et plaisanciers ainsi que les ingénieurs et pilotes aéronautiques veillent à ce qu’en plus des technologies les plus modernes et informatisées, leurs navires soient équipés de cet instrument de précision qui permet de naviguer au fil des étoiles. Pour cette contribution à la physique, Jean Cras a été intronisé à l’Académie des sciences navales en 1925.

La règle Cras est essentiellement une règle rectangulaire large avec les caractéristiques suivantes

  • une flèche en haut pointe la règle dans la direction souhaitée lors du tracé d’un parcours ;
  • deux petits points au milieu haut et bas indiquent les centres de deux demi-cercles ;
  • deux demi-cercles gradués, ou rapporteurs qui sont utilisés à la fois pour mesurer un parcours et le tracer.

Il y a deux utilisations principales pour la règle-rapporteur Cras. Si nous connaissons déjà la trajectoire et l’avons tracée sur une carte de navigation, nous pouvons trouver le relèvement en utilisant un méridien ou un parallèle. Pour ce faire,

  • aligner d’abord la règle de sorte que la flèche du compas pointe dans la direction à suivre,
  • glisser ensuite le bord de la règle de sorte que le centre du cercle le plus au sud soit aligné avec un méridien ou parallèle.

La direction [en degrés] correspond au rapporteur [dont le centre a été placé sur] le méridien ou le parallèle, [le bon nombre étant celui qui se présente le plus droit pour l’œil.]

La règle-rapporteur Cras peut également être utilisée pour tracer une trajectoire en ligne droite étant donné le point de départ et la direction. Nous commençons par placer le bord long de la règle-rapporteur au point de départ. Tout en gardant le point de départ sur le bord de la règle, nous faisons glisser la règle jusqu’à ce que le centre du demi-cercle le plus au sud coïncide avec un méridien ou un parallèle. Maintenant, tout en gardant toujours le bord de la règle au point de départ, nous glissons le centre du demi-cercle le long du méridien ou parallèle jusqu’à ce que le marquage du compas pour la direction souhaitée coïncide avec ce méridien ou parallèle. Une fois cela réalisé, nous sommes en mesure de tracer la trajectoire le long du bord de la règle-rapporteur. Sans aucun doute, la règle-rapporteur Cras a représenté une avancée scientifique majeure pour son époque.

[Cette règle n’est plus guère en usage à l’époque du GPS, mais reste à portée de main en cas de panne ou de perte du réseau.]

Décorations

Extraits de la correspondance de Jean Cras21

Thierry Bouillet a estimé indispensable de lire la correspondance avec son épouse. Rien d’indiscret de sa part, aucune intimité ne transparaissant dans ces échanges épistolaires, mais bien plus que cela : l’homme loin de sa famille fait part à son épouse de ses angoisses, de sa vision assez noire de l’Homme et de ses desseins horribles pour quelque pouvoir ou gloire. Il exprime son indignation envers l’homme qui est capable d’envoyer des milliers d’autres hommes au front pour s’enorgueillir d’avoir conquis tel territoire ou écrasé telle nation… Il lui fait part aussi de son amour, malgré l’éloignement…

Il écrivait à sa fiancée :

25 juin 1905 : Quand enfin nous serons unis…il faudra que vous-même vous me poussiez à composerJ’ai peur quelquefois de jouir d’une manière si intense de vous aimer, que toute autre jouissance s’éclipse pour moi…Je me souviens très bien, lorsque je ne vous aimais pas… souvent je réfléchissais à l’amour rêvé, et je me disais « Ce jour-là je ne composerai plus ».

Je l’avoue, je croyais absolument jusqu’ici, tant pour moi la composition est un épanchement de l’âme, que lorsque nous serions unis, je ne pourrais plus composer.

Je me trompais peut-être et ce qui me le ferait croire maintenant c’est le récit de la vie de Schumann. Cet exemple m’a prouvé que la production artistique et l’amour, loin d’être en opposition comme deux rivales, pouvaient au contraire se féconder l’une par l’autre.

12 mai 1906 : Je tressaille d’émotion quand je te vois sentir comme je le sens moi-même notre art chéri, cette musique qui nous fait entrevoir les joies de l’Au-delà. Car le bonheur que nous goûterons ensemble dans le ciel sera un bonheur musical, un bonheur inexprimable, pour lequel il n’y a pas de mots. Ah! que j’aurai souffert et que je suis heureux de te sentir aussi profondément musicienne.

Ainsi nos deux âmes pourront se pénétrer plus que cela n’est possible à toute autre.

Un jour, il écrit à sa femme le portrait qu’il avait esquissé d’elle, en attendant sa venue :

28 juillet 1911 : L’homme n’étant qu’une moitié d’être que la femme doit compléter, je ne veux pas qu’elle soit, ni l’enfant dont tous les pas doivent être guidés, ni l’esclave qui obéit servilement sans discuter jamais. Ma femme devra me comprendre et me compléter en toutC’est ainsi que je t’ai rencontrée, ma bien-aimée. Longtemps je t’ai observée, et plus je pénétrais dans ton intimité, plus mon amour grandissait pour toi.

Parfois, sa femme lui reproche de la sacrifier pour la musique :

16 janvier 1912 : A côté de toi j’ai placé les trois petites, mes anges délicieux que j’adore. La plus mignonne, on ne sait pas. Et mes regards se portent de la maman à mes filles et je me dis que mon cœur est tout plein de ces quatre êtres qui sont toute ma vie. Et je pense alors à la musique, à ce que tu dis quelquefois, que je l’aime plus que toi, plus que mes enfants, et en ce moment j’ai la sensation exacte et véridique des choses, je lis en moi comme dans un livre.

Non, bien-aimée, ne me dis plus jamais une chose qui n’est pas vraie et me fait beaucoup de chagrin. La musique me prend une grande partie de ma vie, je le sais, à quoi bon le nier? mais j’obéis en composant à une force implacable et extérieure, indépendante de ma volontéMais je voudrais que tu sentes bien, et pour toujours, la profonde différence qui existe entre ma vie musicale et ma vie sentimentale. Je suis l’ouvrier qui tout le jour est sur le chantier, piochant péniblement, qui travaille encore le soir quelquefois… et dont le cœur n’est plein cependant que des êtres qui sont à son foyer. Oui, c’est vrai que je ne puis consacrer tout mon temps à toi, à mes chères petites filles, mais sache bien que c’est à vous que je consacre tout mon cœur.

Crois-moi bien, ma chérie, Si tu étais là, invisible, et si tu voyais les deux grosses larmes qui coulent lentement de mes yeux, tu sentirais combien je suis sincère et combien ce long et maladroit discours est vrai au fond.

Deux jours plus tard, il ajoute : Comme je suis content que tu aies compris tout ce que je t’ai écrit l’autre jour, et que tu ne doutes pas de tous les sentiments que je t’ai exprimés

Quand la guerre éclate, il écrit :

23 octobre 1914 : Il fait aujourd’hui un temps radieux, calme parfait, température douce. Ciel pur… Toute la nature respire la paix, l’amour… et nous sommes en guerre! en haine. Sale animal que l’homme!

Le métier de marin est un métier rude, en témoigne cette lettre adressée à sa femme, en pleine guerre :

21 janvier 1915 : Je suis persuadé que ce sont les quarts de nuit qui font qu’on est si vite usé dans la Marine. Ce n’est pas seulement le quart en lui-même, mais bien plus le réveil brusque en plein sommeil, le choc nerveux infligé à l’organisme, lorsqu’on l’oblige à passer du profond sommeil au saut du lit, qu’il faut se plonger brutalement la tête dans l’eau pour se secouer, pour abréger ce passage pénible du sommeil à la veille.

22 mai 1915 : Oh! Comme nul bonheur n’est comparable à celui de posséder un être avec lequel on ne fait qu’un Tout le bonheur est justement dans cet abandon complet de l’être vis-à-vis de l’être que l’on aime. Pas de différence de niveaux. Deux étangs de même hauteur qui communiquent entre eux , dont les eaux se mélangent librement.

Il félicite sa femme de comprendre ce que les exigences d’un métier qui les éloigne l’un de l’autre peut leur apporter :

17 avril 1916 : C’est une grande joie pour moi, vois-tu, que toi aussi, tu aimes la mer, malgré toutes les séparations que nous lui devonscette séparation n’aura pas été inutile. Tu comprends cela. Tout le monde à ta place ne le comprendrait pas. C’est beau de le comprendre et je suis fier de toi.

Parfois, il lui est difficile de faire son devoir, mais qu’à cela ne tienne : quand Jean Cras a un rôle à tenir, il le tient :

10 juin 1916 : Comme je viens de le dire à mon second, notre premier devoir est d’empêcher les hommes de commettre des fautes. Hier il a été gravement coupable de ne pas grouper mes hommes en détachementsTu ne peux te figurer comme cela me fait mal au cœur de penser qu’il va falloir commencer à punir… Et je punis sévèrement, tant je sens que c’est mon devoir de le faire… Mais j’en ai le cœur malade.

Il évoque l’attente de sa future femme :

26 juillet 1916 : Et puis, et puis…, il y a un fait important qui est le secret de mon existence de jeune homme, c’est l’attente dans laquelle j’ai vécu de celle qui devait arriver et qui est venue…

Cette lettre où il évoque cette nouvelle séparation que leur inflige la mer :

25 octobre 1917 : Ce qui te rend la vie si affreuse… c’est que je ne sois pas à tes côtés. Oh! comme je l’ai senti pendant ces quarante-huit heures où je t’ai retrouvéeEt tu me disais, toujours avec le même regard étrange… » Jamais je ne t’ai tant aimé. Je ne peux plus vivre sans toi »

Jean Cras est un profond croyant. Pour lui, « un homme qui sent vraiment l’art, et en particulier la musique, ne peut honnêtement nier l’existence d’un dieu », en témoigne cette lettre :

13 novembre 1917 : J’ai achevé le livre de Tagore qui pourrait avoir été écrit en entier par un mystique chrétien.

Il y a dans tout ce livre une soif de Dieu tout à fait impressionnante. Et cette similitude parfaite entre le Dieu de cet Indien et notre Dieu chrétien, loin de me troubler, loin de me faire répéter ce que j’ai si souvent entendu dire : « Pourquoi avez-vous la prétention de détenir la vraie religion, alors que des millions d’individus en ont d’autres» ne fait que renforcer au contraire ma foi chrétienne et l’inonder d’une lumière nouvelle.

Il n’y a pas de Dieu indien et de Dieu chrétien. Il y a Dieu que tout homme peut sentir en lui, sil s’y laisse prêter

Pour Jean Cras, la musique naît de l’amour :

8 février 1918 : C’est vrai que je parle bien souvent de mes petites notes et quelqu’un me connaissant mal pourrait en conclure que je fais passer ma musique avant toute autre chose… en particulier avant ma femme et mes enfants.

Mais toi qui me connais, tu sais à quoi t’en tenir, n’est-ce pas? L’art n’est-il pas amour d’ailleurs… Et peut-on être utile sans aimer?Je ne suis jamais plus près de toi, dans ces jours d’exil, que lorsque je compose.Car sois bien sûre que c’est par l’âme et non par le corps qu’un amour se développe.

Voici la définition du mariage, par Jean Cras :

8 mars 1918 : Je sais que la seule union complète sur la terre est celle de deux époux..

Que de choses pourrait-il nous apprendre, s’il vivait encore ! Au-delà de sa musique merveilleuse, Jean Cras se révèle, par sa correspondance, un homme charmant, mais profond, d’une grande sensibilité, et qui trouve toujours, comme dans sa musique, le bon mot, au bon moment…

Généalogie22

Arrière Gds-Parents Charles-Marie Cras, cultivateur à Châteauneuf du Faou, épouse Marie-Yvonne Seval

Grand-Père : Jean-Yves Cras (1793-1875), sergent sous l’Empire, maître-bottier à Lambézellec

Parents :Pierre-Charles Cras (1836-1889), médecin en chef de la Marine, épouse Amélie Robin 1843-1938

Fratrie :

  • Charlotte 1865-1865
  • Marie 1866-1929
  • Amélie 1868-1936
  • Gabrielle 1870-1954
  • Mathilde 1872-1934
  • Pauline 1875-1948
  • Charles 1875-1959, Médecin-Général de la Marine23
  • Jean 1879-1932, Amiral, Compositeur
  • Pierre 1886-1968, Officier de Marine

 

Épouse: Isaure Paul 1875-1967 – Mariage le 24 janvier 1906 en l’église Saint-Jacques, Paris 5e, Henri Duparc jouant à l’orgue la Grande Marche Nuptiale qu’il avait composée 2 ans plus tôt 

Enfants:

  • Isaure, (1907–1934), surnommée Zézette, épouse Tardy
  • Colette (1908–1953) épouse en 1939 le compositeur polonais Alexandre Tansman (1897–1986). Enfants : Mireille 1939 et Marianne 1940
  • Monique (1910–2007), peintre africaniste, affichiste, musicienne. Étudie la peinture à l’École des Beaux-Arts avec Jean-Paul Laurens, célèbre peintre et sculpteur, allié aux Cras par son petit-fils Jean-Claude Laurens (fils de Paul-Albert) qui a épousé Gisèle de Fourcaud, dont la mère Gabrielle était une sœur de Jean.
  • Jean-Pierre (1918—–948)

Contemporain du poète Victor Segalen (1877–1919), dont la grand-mère (Aline Cras) est la fille du grand-père de Jean (Jean-Yves Cras), les 2 « cousins » se voyant très souvent à Brest. Lionel Lafontaine, membre de l’Association Victor Segalen à Brest, écrivait en 2019 (Victor Segalen et la Bretagne) :

Victor Segalen comptait, parmi ses nombreux cousins et cousines brestois, toute la tribu de la vaste famille Cras, parmi lesquels son cousin Jean Cras, qui deviendra contre-amiral et célèbre compositeur auquel il sera rendu hommage cette année à Brest. Son père, l’Oncle Pierre-Charles Cras, médecin de la Marine, avait fait bâtir en 1874 une « campagne », résidence d’été face à la rade de Brest, dans le vieux quartier de Saint-Marc près de Brest.

 Victor Segalen est également honoré d’un monument faisant face à celui de Jean Cras sur le Cours Dajot à Brest.

Jean Cras était lié d’amitié avec Albert Roussel (1869–1937), de dix ans son aîné, également admis à l’École Navale en 1887. Ce dernier démissionnera en 1894 pour se consacrer entièrement à la musique. Il est enterré à Varengeville sur Mer (Seine-Maritime)

Fonds Jean Cras

https://www.yumpu.com/fr/document/read/40103365/fonds-jean-cras-macdiathaque-musicale-mahler/1

Ce très beau fonds, déposé en 2011 à la Médiathèque Musicale Mahler, 11bis rue de Vézelay, Paris 8e (+33 1 53 9 09 10), regroupe l’essentiel des archives du compositeur. Il comprend notamment les manuscrits de 64 des œuvres musicales de Jean Cras (esquisses, brouillons, copies au propre, souvent de différentes versions, dont l’ensemble de l’opéra Polyphème), plusieurs autres fragments de manuscrits, des esquisses musicales, un ensemble de près de 400 lettres (de J. Cras ou adressées à lui), de nombreuses coupures de presse (1909-1970), un lot de documents iconographiques (plaques de verre, photographies, certaines dédicacées), des programmes de concerts (1909-1935), ainsi qu’une centaine de documents divers (papiers personnels, textes autographes, contrats, publications).

Catalogue des œuvres

Sources : LBo=Mme Le Botereff (voir Paul-André Bempéchat : Jean Cras, Polymath of Music and Letters p.181 et 553 à 556)

https://www.musicologie.org/Biographies/c/cras_jean.html

https://data.bnf.fr/fr/documents-by-rdt/13892820/tum/page1

https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=AUT3&numNotice=13892820

Réf. LBoAnnée compo.TitreCatégorieCompact Disques

1

1892

Marche funèbre (violon et piano)

Chambre

 

9/1

1892

Dans l’alcôve sombre

Chant et piano

 

9/2

1892

À une enfant

Chant et piano

 

9/3

1892

Chanson

Chant et piano

 

9/4

1893

Ballade (voix et piano)

Chant et piano

 

9/5

1893

Nuit de lune

Chant et piano

 

9/6

1893

Avril

Chant et piano

 

9/7

1893

Les trois oiseaux

Chant et piano

 

9/8

1893

Brunette

Chant et piano

 

9/9

1893

Je suis l’oiseau

Chant et piano

 

9/10

1893

Au mois de rose éclose

Chant et piano

 

9/11

1893

Triste exilé

Chant et piano

 

2

1893

Trois valses, pour piano

Piano

 

9/22

1893-94

Les morceaux du paradis

Chant et piano

 

3

1894

Morceau, violoncelle, piano

Chambre

 

4

1894

Marche nuptiale, pour orgue

Orgue

Timpani 1C1120

5

1894

Ballade (violon, piano)

Chambre

 

6

1894

O Salutaris Ostia, voix soliste, orgue

Chant et orgue

 

7

1894

Messe a capella à quatre voix en ré mineur

Chant

 

8

1894

A la lumière des lustres, pour piano

Piano

 
 

1894

Trio pour violon, violoncelle et piano

Chambre

 

9/12

1894

Chanson de printemps

Chant et piano

 

9/13

1894

Chanson d’été

Chant et piano

 

9/14

1894

Chanson d’automne

Chant et Piano

Maguelone 111176

9/15

1894

Chanson d’hiver

Chant et piano

 

9/16

1893-94

Chanson japonaise

Chant et piano

 

9/17

1894

Avril d’amour

Chant et piano

 

9/18

1894

Hiver

Chant et piano

 

9/19

1894

Hiver

Chant et piano

 

21/3

1894

Aurore

Chant et piano

 

21/4

1894

Mutisme

Chant et piano

 

9/20

1895

Elégie

Chant et piano

 

9/21

1895

Ophélie

Chant et piano

 

21/20

1896

sans titre

Chant et piano

 

10

1895-97

Echo, idylle antique en 2 actes sur un livret d’ A Droin)

Drame lyrique

 

21/7

1897

Chant d’automne

Chant et Piano

Maguelone 111176

21/8

1897

Les chaînes

Chant et Piano

 

21/9

1898

Chant d’amour

Chant et Piano

Maguelone 111176

21/10

1898

La chanson du souvenir

Chant et Piano

Maguelone 111176

21/11

1899

Derniers vers de Musset

Chant et Piano

 

21/12

1899

Viens, chère…

Chant et Piano

 

21/13

1899

Vierge lointaine

Chant et Piano

 

13

1899

À l’automne, pour 2 voix et piano

Chant et piano

 
 

1899

Choral, orgue

Chant et orgue

 
 

1899

Panis angelicus, voix soliste, orgue

Chant et orgue

Timpani 1C1120

Symétrie 2016

 

1899

Trio n°1 pour violon, violoncelle, piano : Voyage Symbolique

Chambre

 

16

1900

Impromptu pastoral, pour piano

Piano

 

16b

1900

Impromptu pastoral pour orchestre (vents, cuivres et percussion)

Orchestre

 

17/1

1900

Première sonate (L’esprit) pour violon et piano

Chambre

 

17/2

1900

Deuxième sonate, pour alto et piano

Chambre

 

18

1900

La Tour, pour voix et piano (inachevé)

Chant et piano

 

21/14

1900

Minute d’extase

Chant et Piano

 

21/15

1900

Heures ternes

Chant et Piano

Maguelone 111176

21/16

1900

Désirs d’hiver

Chant et Piano

Maguelone 111176

28/6

1900

L’espoir luit comme un brin de paille (Verlaine), mélodie N° 6/7

Chant et Piano

Timpani 1C1160

Maguelone 111176

28/7

1900

Le son du cor (Verlaine), mélodie N° 7/7

Chant et Piano

Timpani 1C1160

Maguelone 111176

 

1901 ?

Le jet d’eau

Chant et Piano

 

17/3

1901

Sonate pour violoncelle et piano

Chambre

Timpani 1C1151

Alpha Cl. ALPHA1085

19

1901

Andante religieux, pour orchestre

Symphonie

 

20

1901

Petite pièce en fa majeur, pour piano

Piano

 

21/17

1901

La Cloche

Chant et Piano

 

21/18

1901

Mélancolie

Chant et Piano

 

21/19

1901

La vie intérieure

Chant et Piano

Maguelone 111176

21/20

1901 ?

Puisque nulle moisson au monde

Chant et Piano

 
 

1901

Scherzo, pour piano

Piano

 

28/1

1901

Correspondances (Ch. Baudelaire), mélodie n°1/7 pour piano et soprano

Chant et Piano

Maguelone 111176

28/2

1901 ?

Rêverie (A. Droin), mélodie n° 2/7 pour piano et soprano

Chant et Piano

 

28/3

1901 ?

Nocturnes (A. Droin), mélodie n° 3/7 pour piano et soprano

Chant et Piano

 

28/4

1901

Douceur du soir (G. Rodenbach), mélodie n°4/7 pour piano et soprano,

Chambre

Timpani 1C1025 Timpani 1C1085

36/1

1902

En Islande (n°1 des cinq poèmes intimes), pour piano

Piano

Timpani 1C1033 et  ????

Skarbo DSK4128, 4941,1986 et 1153

36/2

1902

Preludio con fughetta (n°2 des cinq poèmes intimes), pour piano

Piano

Timpani 1C1033 et ????

Skarbo DSK4128, 4941,1986 et 1153

36/3

1902 ?

Au fil de l’eau (n°3 des cinq poèmes intimes), pour piano

Piano

Timpani 1C1033 et ????

Skarbo DSK4128 ou 4941

25

1903

Largo en fa-dièse, pour violoncelle et piano, créé en 1934

Chambre

Timpani 1C1151

Skarbo DSK4197

22

1904

Messe (ou Choral) à 4 voix pour grand orgue

Chant et orgue

Timpani 1C1120

23

1904

Valse en mi-majeur, pour piano

Piano

 

24

1904

Grande marche nuptiale, orgue

Orgue

 

24b

1904

Grande marche nuptiale, pour orchestre militaire

Orchestre

 

36/4

1904

Recueillement (n°4 des cinq poèmes intimes), piano

Piano

Timpani 1C1033 et ????

Skarbo DSK4128, 4941, 1986 ou 1153

26

1905

Ave verum corpus, voix soliste, orgue et cordes

Chant et orgue

Timpani 1C1120

Symétrie 2016J

28/5

1905

Mains lasses (G. Rodenbach), mélodie n°5/7 pour piano / soprano

Chant et Piano

Timpani 1C1160

Maguelone 111176

28/1-7

1900-05

7 mélodies pour voix et piano (Voir plus haut mélodies n° 1/7 à 7/7) arrangement avec accompagnement de quatuor à cordes

Chant et Piano

Timpani 1C1160 et 1C???Maguelone 111176

28b

1901-05

3 mélodies pour chant et quatuor à cordes

Chant et Piano

 

29

1907

Trio n°2 pour violon, violoncelle et piano en do majeur

Chambre

Timpani 1C1151

Euromuses L3 CRA13

Pavillon Bleu Réf ?

30

1907-08

Messe à 4 voix a capella en ré-mineur

Chant

Timpani 1C1120

31

1909

Regina coeli, voix et orgue

Chant et orgue

Timpani 1C1120

32

1909

Quatuor à cordes n° 1 À ma Bretagne

Chambre

Timpani 1C1066, 1134

Skarbo DSK4181

BNL Production 112860

Klarthe K071

32a

1909

Quatuor à cordes n°1, pour piano à 4 mains

Piano

 

33

1910

Ave Maria, voix soliste, orgue

Chant et orgue

Timpani 1C1120

Symétrie 2016

34

1910

Élégies, 4 poèmes sur des textes d’Albert Samain, pour voix et orchestre) 1-Désir 2-Dans le parc 3-Soir 4-Arrière-Saison

Chant et orchestre

Timpani 1C1160

35

1910

Élégies, 4 poèmes sur des textes d’Albert Samain, pour voix et piano) 1-Désir 2-Dans le parc 3-Soir 4-Arrière-Saison

Chant et Piano

 

36/5

1911

La maison du matin (n°5 des cinq poèmes intimes), pour piano

Piano

Timpani 1C1033

Skarbo DSK4128 ou 4941

36/1-5

1902-11

Cinq poèmes intimes (voir plus haut poèmes n°1 à 5)

Piano

Timpani 1C1033Skarbo DSK4128 4941, 1986, 1153 Syrius SYR141393 dsr

37

1912

Aux étoiles, pour piano 4 mains

Piano

 

38

1912-16

Polyphème, opéra en 5 actes, sur un livret d’Albert Samain

Opéra

Timpani 3C3078

39

1917

4 Danze 1-Danzo morbida 2-Danza scherzosa 3-Danza tenera 4-Danza animta

Piano

Timpani 1C1033 et  ????

Skarbo DSK1986, 1153

Syrius SYR141393 dsr

40

1917

2 Paysages (maritime, champêtre), pour piano

Piano

Timpani 1C1033 et  ????

Skarbo DSK1986, 1153

Syrius SYR141393 dsr

Sol Mineur Prod  P2022

41

1917

Âmes d’enfants, pour 6 petites mains

Piano

 

41

1918

Âmes d’enfants, pour piano 4 mains

Piano

CybeliaSkarbo DSK4073

Syrius SYR141430

42

1918

Âmes d’enfants, pour orchestre

Orchestre

Hortus DL 2019 

 

1918

Interlude de Polyphème, pour piano

Piano

Syrius SYR141430

 

1918

Interlude de Polyphème, pour violon et piano

Chambre

 

43

1919 à 1922

4 pièces pour les 4 premiers anniversaires de son petit Jean-Pierre, pour piano

Piano

Timpani 1C1200

 

1920

La Chair, pour violoncelle et piano

Chambre

 

44 et45/1-6

1920

L’offrande lyrique, texte de R. Tagore (traduction d’André Gide), pour voix et piano (arrangement avec accompagnement d’orchestre), 1 Cueille cette frêle fleur, 2 Si tu ne parles pas, 3 Si le jour est passé, 4 À mes côtés, il est venu s’asseoir, 5 Oui, je le sais bien, 6 Lumière !, dédicacée à son épouse

Chant et Piano

Timpani 1C1025, 1085

Timpani 1C1160

 

1921

La tour de Penhoat, musique de scène inachevée

???

 
 

1921

Âmes d’enfants, version symphonique

Symphonie

Timpani 2C2037 et 2088, 1C1200

Cybelia CY664 et 803

46

1921

Image, poème d’édouard Schneider, pour voix et piano, dédicacé Gabrielle Gills

Chant et Piano

Timpani 1C1025, 1085, et 1160

 

1921

Quatuor à cordes, version pour piano à 4 mains

Piano

 
 

1921

L’Offrande Lyrique, pour voix et orchestre

Œuvre vocale

 
 

1922

Âmes d’enfants, piano et harpe

Piano et harpe

 

47

1922

Quintette pour piano et quatuor à cordes

Chambre

Timpani 1C1134, 1066Skarbo DSK4181

Oxalys EC8074

Passacaille EC8074

et PAS1067

48/1-5

1923

Fontaines, poème de L. Jacques, version pour voix et piano

Chant et Piano

Timpani 1C1025, 1085

49

1923

La villa des pinsons, pour orchestre, symphonie inachevée

Orchestre

 

52/1-5

1924

5 Robaïyats de Omar Khayyam (traduction par F Toussaint), pur voix et piano

Chant et Piano

Timpani 1C1025, 1085

Maguelone 111176

51

1924

Prélude et danse (« Demain »), pour orchestre

Orchestre

 
 

1924

Quintette avec piano

Chambre

 
 

1924

Quintette avec saxophone

Chambre

Éditions Lemoine 2015 

53

1925

Hymne en l’honneur d’une sainte, pour voix féminines et orgue

Œuvre vocale

Timpani 1C1120

54/1-5

1925

Dans la montagne, 5 pièces pour chœur masculin, poèmes de M Boucher, accompagnement de piano 1- L’appel de la cloche 2- La Route 3- Un jeune sapin se balance 4- Soir 5- Nuit

Œuvre vocale

Timpani 1C1120

55/1-5

1925

Fontaines, mélodies (version pour voix et orchestre)

Œuvre vocale

 

56

1925

2 Impromptus, pour harpe

Harpe

Timpani 1C1179

Harp & Company CD

5050-24

56b

1925

2 Impromptus, pour piano

Piano

Skarbo DSK1986, 1153

Syrius SYR141430

57

1926

La tour de Penhoat

  
 

1926

Air varié pour violon et piano (pour les 8 ans de son fils)

Chambre

Timpani 1C1200

Skarbo DSK4128, 4941

58

1926

1/4 petites pièces pour violon et piano

Chambre

 

59

1926

Trio à cordes pour violon, alto et violoncelle (prix Chartier de l’Institut de France)

Chambre

Timpani 1C1179

Quantum QM6897 et 2000-01-17

CMAP 002

Ars Produk. ARS38263

Klarthe K091

Arion P2017

60

1927

Suite en duo, flûte, harpe

Chambre

Timpani 1C1179Harp & Company CD-5050-24

Skarbo DSK 4012, 4128, 4941

Pan Classics 510146

HänsslerClas. HC20041

Philips 476 5978

Duo Entracte DL2013 Quantum P2000

61

1927

2/4 petites pièces pour violon et piano

Chambre

 
 

1927

Suite en duo, violon et piano

Chambre

Skarbo DSK4128, 4941

63

1927

Journal de bord, suite symphonique

Symphonie

Timpani 2C2037 et 2C2088

Cybelia CY664 et 803

 

1927

Habanera, violon et piano (pour les 9 ans de son fils)

Chambre

Timpani 1C1200

Skarbo DSK4128 et 4941

64

1928

Quintette, flûte, violon, alto, violoncelle, harpe

Chambre

Timpani 1C1179Harp & Company

CD-5050-24

Oxalys EC8074

Quantum QM6897

et 2000-01-17

Passacaille EC8074

et PAS1067

Auvidis Valois V4739

Naïve V5129

Hänssler Clas.D168229

Tempelhof

Initiale INL15

 

1928

3/4 petites pièces pour violon et piano

Chambre

 
 

1928

Évocation pour violon et piano (pour les 10 ans de son fils)

Chambre

Timpani 1C1200

Skarbo DSK4128 et 4941

66

1928

Vocalise – Etude : valse à 11 temps pour voix et piano

Chant et Piano

 

67/1-4

1928

La Flûte de Pan

Chant, flûte et cordes

Timpani 1C1025, 1085

Passacaille EC8074 et PAS1067

Quantum QM6897

et 2000-01-17

Passacaille PAS1067

69

1929

Soir sur la mer, mélodies pour piano et soprano

Chambre

Timpani 1C1025, 1085

70

1929

4/4 petites pièces pour violon et piano

Chambre

 

71

1929

Légende pour violoncelle et orchestre

Concerto

Timpani 2C2037, 2088

Kendalc’h DS396092 

71b

1929

Légende pour violoncelle et piano

Chambre

 

72/1-3

1929

Trois Noëls, sur des poèmes de L Chancerel, pour voix solistes, acteurs, chœur de chambre, piano

Chant et Piano

 

72a/1-3

1929

Trois Noëls, sur des poèmes de L Chancerel, pour voix solistes, acteurs, chœur de chambre, orchestre

Chant et orchestre

Timpani 1C1160

 

1929

Églogue, pour violon et piano (pour les 11 ans de son fils)

Chambre

Timpani 1C1200 Skarbo DSK4128 et 4941

 

1929

Épilogue pour violon et piano

Chambre

Skarbo DSK4128 et 4941

73

1930

Le chant des nations, œuvre chorale

Œuvre vocale

 
 

1931

Concerto pour piano et orchestre

Concerto

Timpani 2C2037, 2088

Cybelia CY664

 

1932

Deux chansons, mélodies pour piano et baryton Le Roi Ludovic Le chant du barde

Chant et Piano

Timpani 1C1025, 1085

Maguelone 111176

74

1932

Concerto pour piano et orchestre, version pour 2 pianos

Concerto

 

74a

1932

Concerto pour piano et orchestre, version pour 4 mains

Concerto

 

75

1932

Trois chansons bretonnes, textes de Jean Cras, pour voix et piano

  • La rencontre L’aveu
  • La mort

    Chant et Piano

    Timpani 1C1200Polymnie POL 602 110 Maguelone 111176

    Polymnie POL602110

    Sony Music Ent. P2020

    Buchères DL 2019

    76

    1932

    Le chevalier étranger, opéra (fragments)

    Opéra

     

    76a/1-2

    1932

    Deux chansons, extraites du Chevalier étranger (piano et voix) (musique de scène inachevé)

    Opéra

     

    76b/1-2

    1932

    Choeurs du Chevalier étranger

    Opéra

     
     

    Divers

    L’orchestre rustique : divers mouvements composés par Jean Cras pour illustrer les diverses périodes qu’il a traversées (à valider)

      

    Enregistrements sur CD24

    LABEL ET TITREINTERPRETESPOCHETTEDATE ENR.CONTENUDATE COMPO.

    TIMPANI

     

     

     

     

     

    Mélodies

    Réf ???
      

    1995

      

    L’œuvre pour orchestre (2CD)

    Réf 2C 2037

    Alain Jacquon, piano

    Henri Demarquette, violoncelle

    Orch.Phil.du Luxembourg

    Dion JF Antonioli

    1996

    Journal de bord

    Âmes d’enfants

    Légende

    Concerto pour piano

    1927

    1921

    1929

    1931

    L’œuvre pour orchestre (2CD)

    Réf 2C 2088

    Alain Jacquon, piano

    Henri Demarquette, violoncelle  

    Orch.Phil.du Luxembourg

    Dion JF Antonioli

    1996 et 2008 et 2010

    Journal de bord

    Âmes d’enfants

    Légende

    Concerto pour piano

    1927

    1921

    1929

    1931

    Quintette pour piano et cordes-Quatuor à cordes

    Réf 1C1066
    Alain Jacquon, piano
    Aleksandr Khramouchin,
      violoncelle
    Ilan Schneider, alto
    Philippe Koch, violon
     
    Quatuor Louvigny

    2002 et 2007 

    Quintette pour piano et cordes

    Quatuor à cordes N° 1, À ma Bretagne
    1922

    1909
    Polyphème (3CD)
    Réf 3C3078
    Armand Arapian, baryton (Polyphème)

    Sophie Marin-Degor, soprano (Galatée)


    Yann Beuron, ténor (Acis)
    Orch. Phyl. Luxembourg
    Dion Bramwell Tovey
    IDFrance Vittoria regional choir
     2003 Polyphème (4 actes) 1916

    L’œuvre de piano

    Réf 1C1033

    Alain Jacquon, piano

    1995 et 2004

    4 Danze
    Paysage maritime
    Paysage champêtre
    5 Poèmes intimes
     – En Islande
     – Preludio con
       fughetta
     – Au fil de l’eau
     – Recueillement
     – La maison du matin

    1917
    1917
    1917

    1902
    1902

    1902 ?
    1904
    1911

    Mélodies

    Réf 1C1025

    Alain Jacquon, piano
    Lionel Peintre baryton
    Catherine Estourelle soprano
    Syrinx Ensemble

    2004

    5 Robaïyats
    La flûte de Pan
    Fontaines
    L’offrande lyrique
    Douceur du soir
    Soir sur la mer
    Image
    Le Roi Ludovic – Le chant du barde


    1924
    1928
    1923
    1920
    1901
    1929
    1921
    1932


    Mélodies

    Réf. 1C1085

    Alain Jacquon, piano
    Lionel Peintre baryton
    Catherine Estourelle soprano
    Syrinx Ensemble

    2004

    5 Robaïyats
    La flûte de Pan
    Fontaines
    L’offrande lyrique
    Douceur du soir
    Soir sur la mer
    Image
    Le Roi Ludovic – Le chant du barde

    1924
    1928
    1923
    1920
    1901
    1929
    1921

    1932

    Œuvres pour piano

    Réf. ??

    Alain Jacquon, piano

    2004

    4 Danze
    Paysage maritime
    Paysage champêtre
    5 Poèmes intimes
    En Islande
    Preludio con
    fughetta
    Au fil de l’eau
    Recueillement
    La maison du matin

    1917
    1917
    1917
     
    1902
    1902

    1902 ?
    1904
    1911

    Quintette avec piano
    Quatuor

    Réf 1C1134

    Alain Jacquon, piano
    Aleksandr Khramouchin, violoncelle
    Ilan Schneider alto
    Philippe Koch Violon
    Quatuor Louvigny

    2007

    Quintette pour piano
    et cordres
    Quatuor à cordes
    N° 1 À ma Bretagne

    1922

    1909

    Jean Cras, Chœur, voix et orgue
    Réf 1C1120

    Sophie Marin-Degor, soprano
    Pierre Farago
    Vincent Rigot, orgue
    David Lauer, ténor
    Catherine Montier, violon
    Madrigal de Paris

    2007

    Hymne en l’honneur d’une sainte
    Panis Angelicus
    Messe à 4 voix a capella
    Ave verum (soprano, violon et orgue)
    Dans la montagne
    (5 pièces pour chœur d’hommes)
    Ave Maria
    Regina coeli
    Marche nuptiale

    1925

    1899
    1907
    1905

    1925


    1910
    1909
    1894
    Sonate pour violoncelle
    & Piano
    Trio pour violon, violoncelle
    & piano

    Réf 1C1151

    Alain Jacquon, piano
    Aleksandr Khramouchin, Violoncelle
    Philippe Koch, violon

    2008

    Sonate pour violoncelle & piano
    Trio pour piano n°2 en do majeur
    Largo pour violoncelle et piano

    1901

    1907

    1903

    Les mélodies avec orchestre
    Réf 1C1160

    Ingrid Perruche, soprano
    Philippe Do, ténor
    Lionel Peintre, baryton
    Orch. de Bretagne
    Dion Claude Schnitzler

    2009

    Elégies (4 poèmes)
    2 mélodies de Rodenbach
    L’espoir luit comme un brin de paille
    L’offrande lyrique
    Fontaines
    Image
    Trois Noëls

    1910
    1909

    1900
    1920
    1925
    1921
    1929

    Jean Cras flûte, harpe et cordes
    Réf 1C1179

    Juliette Hurel, flûte
    Marie-Pierre Langlamet,
    harpe
    Philippe Graffin, violon
    Miguel da Silva, alto
    Henri Demarquette,
    violoncelle

    2011

    Trio à cordes
    2 impromptus pour harpe
    Suite en duo
    Quintette pour harpe, flûte et trio à cordes


    1926
    1925
    1927
    1928


    Ma famille bien-aimée
    Réf 1C1200

    Mélanie Boivert
    Lionel Peintre
    Philippe Graffin
    Alain Jaquon, piano
    François Kerdoncuff
    Laurent Wagschal, piano
    Colette Cras-Tansman
    Orch.Radio-Symph. Paris
    Dion Eugène Bigot

    2012

    Ames d’enfants
    4 pièces pour les 4 1ers   anniversaires de son fils   Jean-Pierre
    Air varié
    Habanera
    Evocation
    Epilogue
    3 chansons bretonnes

    1921

    1919 à 1922
    1926
    1927
    1928
    1929
    1932

    SKARBO

     

     

     

     

     

    Oeuvre complète
    pour violon et piano

    Réf DSK4128


    Version remasterisée
    Réf DSK4941

    Jean-Pierre Ferey piano
    Marie-Annick Nicolas, violon

    1993




    2013

    Suite en Duo
    pour violon et piano:
    4 pièces pour les 4 1ers anniv. de son fils Jean-Pierre
    Air varié
    Habanera
    Evocation
    Eglogue
    5 poèmes intimes


    1927

    1919
    à 1922
    1926 1927
    1928
    1929
    1902 à 1911

    Flûte panorama
    Cras, Saint-Saëns, Ibert,
    Damase
    Réf DSK4012

    Frédéric Chatoux, flûte
    Benoît Wéry, Harpe

     

    2003

    Jean Cras :

    Suite en Duopour flûte et harpe
     1927

    Piano 4 mains
    Ladmirault, Fauré, Cras, Ravel
    Réf DSK4073

    Jean-Pierre Ferey, piano
    Laurent Boukobza, piano

     
    Ladmirault :
     Rhapsodie gaélique  
    Fauré : Suite pour
       piano 4 mains
       opus 56 « Dolly »
    Cras :
     Ames d’enfants
       pour 4 mains
    Ravel :
      Ma mère l’oye M62




    1918

    Maritime

    Réf DSK1986

    Jean-Pierre Ferey, piano

    Marie-Annick Nicolas, violon

      

    2015

    Poèmes intimes   
     1 En Islande
    2 Preludio con fughetta
    4 Recueillement
    Danze
    2 impromptus
    Paysages maritimes
    Paysages champ.
    1902
    1902 
    1904
    1917
    1925
    1917
    1917

    Danze – Impromptus

    Paysages – Poèmes intimes

    Réf DSK1153

    Jean-Pierre Ferey, piano

    Marie-Annick Nicolas, violon
       
    Poèmes intimes   
     1 En Islande
    2 Preludio con fughetta
    4 Recueillement
    Danze
    2 impromptus
    Paysages maritimes
    Paysages champ.

    1902
    1902
    1904
    1917
    1925
    1917
    1917
    Quatuor – Quintette
    Réf DSK4181
    Jean-Pierre Ferey, piano

    Quatuor Sine Qua Non :
     – Sara Chenal, violon
    – Virgine Turban, violon
     – Catherine Demonchy,     alto
     – Claire-Lise Démettre, violoncelle
     
     2018Quintette pour piano et cordes
    Quatuor N°1 A ma Bretagne
    1922

    1909


    Légendes Armoricaines
    Ladmirault, Menut, Barillet,
    Ropartz, Chauris, Jean Cras, Voegelin, Lamaze
    Réf DSK197
     Ronan Baudry, Saxophone
    Romain Hervé, piano
     2020Jean Cras :
    Largo
    Ropartz :
    Lamento
    1903

    CYBELIA

     

     

     

     

     

    Musique française du 20è siècle

    Jean Cras
    Réf CY664

    James Lochart

    Orcheste philharmonique
    de l’Etat de Rhénanie-Palatinat

    StaatsphilharmonieRheinland-Pfalz

    Dion Pierre Stoll

    1984

    Âmes d’enfants

    Journal de bord

    1921

    1927

    Musique française

    Jean Cras
    Réf CY803

    James Lochart

    Orcheste philharmoniquede l’Etat de Rhénanie-PalatinatStaatsphilharmonie

    Rheinland-Pfalz

    Dion Pierre Stoll
    Pierre Reach Piano

    1986

    Âmes d’enfants

    1921

    EUROMUSES

         

    Jean Cras

    Trio pour violon,violoncelle et piano en ut majeur
    Ernest Chausson
    Trio en sol mineur op. 3

    Réf L 3 CRA 13

    Trio des Aulnes

    Laurent Lagarde violoncelle
    Jean-François Corvaisier, violon Honoré Béjin piano

    1988

    Jean Cras :

    Trio pour violon,  violoncelle et piano
      en ut majeur n°2
    Ernest Chausson
      Trio en sol mineur
      opus 3

    1907

     

    Trio, Quintette, Flûte de Pan

    Réf QM 6897

    Trio à cordes Milière

    MC Milière Violon
    Philippe Bary Violoncelle
    JF Benatar Alto
    Catherine Michel Harpe
    Thomas Prévost Flûte
    Didier Henry baryton

    1988

    Trio à cordes

    Quintette, flûte,  violon,    alto,  violoncelle, harpe
    La flûte de Pan

    1926


    1928
    1928

    KENDALC’H

         

    Kan evia ar peon

    (Cantate pour la paix)
    Abjean / Ropartz / Cras
    Réf DS 396092

    Chorales du Breizh A Gan

    Orch et coeur de Brocéliande
    Dion Wojciechowski

    1993

    René Abjan

    Cantate pour la paix
    Cras :
    Légende
    Ropartz :
    Lamento
    Messe brève en
    l’honneur de Ste Anne
     1929

    CMAP

         

    Trio Cappa

    Boely, Blanc, Cras

    Réf CMAP 002

    Bernard Mathem, violon

    Frédéric Lainé, alto
    Marie-Hélène Beaussier,
       violoncelle

    1994

    Alexandre Boely

      Trio opus 5 n°2
      en Ut Majeur
    Adolphe Blanc
      Trio opus 48 n°3
      en Fa Mineur
    Jean Cras
      Trio à cordes








    1926 

    BNL PRODUCTION

         

    Jean Cras

    Charles Gounod

    Réf 112860

    Quatuor à cordes de Chartres

    1994

    Jean Cras :

    Premier Quatuor  « A ma Bretagne »

    Charles Gounod
    Quatuor :
      en La Mineur
     1909

    AUVIDIS VALOIS

         

    Musique de chambre pour harpe

    Ravel, Debussy, Caplet,
    Saint-saens, Cras
    Réf V4739
      

    1995

    Jean Cras :

    Quintette pour
    harpe, flûte, violon,
    alto, violoncelle!!!
     1928
    QUANTUM   
    Musique française pour flûte, alto et harpe
    Debussy, Inghelbrecht, Cras…
    Réf P1997
    Isabelle Courret, harpe
    Alain Daboncourt, flûte
    Zoltan Toth, alto
        1966 Jean Cras :
    ???
     
    Trio, Quintette,
    Flûte de Pan
    Réf 2000-01-17
     Trio à cordes Milière
    MC Milière Violon
    Philippe Bary Violoncelle
    JF Benatar Alto
    Catherine Michel Harpe
    Thomas Prévost Flûte
    Didier Henry baryton
     1988Trio à cordes
    Quintette, flûte,
      violon, alto,
      violoncelle, harpe
    La flûte de Pan
    1926
    1928


    1928
         

    Trio, Quintette, Flûte de Pan
    Réf QM 6897,

    Trio à cordes Milière
    MC Milière Violon
    Philippe Bary Violoncelle
    JF Benatar Alto
    Catherine Michel Harpe
    Thomas Prévost Flûte
    Didier Henry baryton

    1988

    Trio à cordes
    Quintette, flûte,
      violon, alto,
      violoncelle, harpe
    La flûte de Pan

    1926
    1928


    1928

    Un siècle de musique française

    Debussy, Cras, Ravel, Büsser,
    Lancen, Casterede
    Réf P2000

    Duo Thaïs

    Florence Bellon, flûte
    Caroline Rempp, harpe

     

    2000

    Claude Debussy :

    Valse romantique
    Bruyères
    Jean Cras :
    Suite en duo
    Maurice Ravel :
    Pièce en forme de
       Habanera
    Pavane pour une
      Infante défunte
     1927

    PAN CLASSICS

         

    Portrait
    Jolivet, Damase, Cras,
    Françaix, Andrès, Ibert
    Réf 510 146

    Chantal Mathieu, Harpe
    Brigitte Buxtorf, flûte

    2001

    André Jolivet
    Divertissement
    Jean-M. Damase
    Sonate n°1
    Jean Cras :
    Suite en Duo
      pour flûte et harpe
    Jean Françaix
    Cinque piccoli duetti
     

    1927

    SYRIUS

         

    L‘oeuvre pour piano
    Réf SYR 141393 DSR
    2 CD

    Jean Dubé, piano

    2005

    Paysage Maritime

    Paysage Champêtre

    Poèmes intimes
    Danze n° 2 et 4

    1917


    1902-11
    1917

    HANSSLER CLASSIC

         

    Impressions
    Fauré, Jolivet, Cras, Tournier, Ropartz
    Réf D168229

    Linos Harfenquintett
    Sophie Halllynck, harpe
    Gaby Pas-van Riet, flûte
    Annette Schäfer, violon
    Gunter Teuffel, alto
    Jan Pas, Violoncelle

    2006

    Jean Cras :

    Quintette pour violon,
      alto, violoncelle,
      et harpe
     1928

    PHILIPS

         

    Suite en duo
    Sacchi, Ferrarini, Satie, Shankar, Glass, Cras, Piazzola, Rota
    Réf 476 5978

    Claudio Ferrarini, flûte

    Floraleda Sacchi, harpe

    2007

    Jean Cras :

    Suite en Duo  pour flûte et harpe
     

    1927

    NAÏVE

         

    Musique de chambre pour harpe
    Ravel, Debussy, Caplet, Cras
    Réf V5129

    Isabelle Moretti

    Quatuor Parisii
     

    2007

    Jean Cras

    Quintette pour
    harpe, flûte, violon, alto, violoncelle
     1928

    MAGUELONE

         

    Mélodies

    Réf 111176

    Chloé Waysfeld
    Christophe Crapez
    Philippe Cantor
    Laurent Wagschal piano

    2009

    La vie antérieure
    Désirs d’hiver
    Heures ternes
    Chant d’automne
    Mains lasses
    L’espoir luit
    Le son du cor
    Chant d’amour
    La chanson du souvenir
    Correspondances
    (C. Baudelaire)
    Cinq Robaïyat de Omar Khayyam
    Trois chansons bretonnes

    1901
    1900
    1900
    1897
    1905
    1900
    1900
    1898
    1898

    1901

    1924

    1932

    SYRIUS

         

    Scènes maritimes et champêtres
    Cras, Roullet
    Réf SYR 141430

    Jean Dubé, piano
    Xavier Bouchaud, piano

    2009

    Jean Cras
    2 impromptus
      Lent et Animé
    Polyphème
      Interlude
    Ames d’enfants :
      Pures, Naïves,
      Mystérieuses

    1925

    1918

    1918
    HARP & COMPANY

     

     

     

     

     

    Jean Cras
    CD 5050-24

    Rachel Talitman, harpe
    Erez Ofer, violon
    Marcos Fregnani-Martins, flûte
    Pierre-Henry Xuereb, viole
    Hee-Young Lim, violoncelle

    2010

    Quintette pour harpe, flûte et trio à cordes

    Suite en duo
      pour flûte et harpe
    2 impromptus pour harpe

    1928


    1927

    1925

    TEMPELHOF

         

    Horenstein Ensemble
    Ravel, Howells, Cras, Williams
    Réf ACO-LP 10811

    Horenstein Ensemble
    Fionnuala McCarthy chants
    Andreas Timm alto
    Ralf Forster Clarinette
    Silvia Careddu flûte
    Ronith Mues harpe
    Mathias Benker violon
    Jana Krämer violon
    Teresa Kammerer violon

     

    2011

    Jean Cras :
    Quintette pour violon,
      alto, violoncelle,
      et harpe
     1928

    Impression expression
    Cras, Saposnikov,
       Peterson-Berger
    Réf DL 2013

    Duo Entracte
    Lena Gutke, flûte
    Odile Abrell, harpe

     

    2013

    Jean Cras :
    Suite en duo
    Shaposhnikov :
    Sonate flute et harpe
    Peterson-Berger :
    Frösöblomster
    1927


    EDITIONS LEMOINE

         

    Adolphe Sax
    Berg, Caplet, Cras et d’autres
    Réf 27923

    Pièces pour saxophone
    sélectionnées par
    Nicolas Prost

            

    2015

    Jean Cras :
    Quatuor sax,
       (arrangement du
    quintette pour saxo. ?)
     1924

    POLYMNIE

     

     

     

     

     

    Reynaldo Hahn, Jean Cras,
    Gabriel Fauré
    Réf POL 602 110

    Mario Hacquard, baryton
    Claude Collet, piano
    Véronique Briel, Piano

    2015

    Reynaldo Hahn :
      Etudes latines (extraits)
      5 Mélodies
    Jean Cras :
      Trois Chansons bretonnes
    Gabriel Fauré :
      Piano à 4 mains : Pavane        opus 50
      9 Mélodies
     1932

    SYMETRIE

         

    Trois motets
    Jean Cras

      

    2016

    Panis Angelicus
    Ave Maria
    Ave Verum

    1899
    1910
    1905

    ARION

         

    Des cordes marines
    Cras, Bonnal, Roussel
    Réf P 2017

    !

    Ensemble des Equilibres
    Agnès Pyka, direction
      et 1er violon

     

    2017

    Jean Cras :
    Trio à cordes
    Ermend Bonnal :
    Trio à cordes
    Albert Roussel :
    Trio à cordes
     1926


    ARS PRODUCTION

         

    De l’ombre à la lumière
    Klein, Dohnanyi, Weinberg, Cras
    Réf ARS 38263

    Trio Golberg
    Thierry Amadi,violoncelle
    Frederico Hood, alto
    Liza Kerob, violon

    2018

    Gideon Klein :
    String Trio
    Ernö Dohnanyi :
    Sérénade Op. 10
    Mieczysllaw Weinberg
    String Trio Op. 48
    Jean Cras :
    Trio à cordes







     1926
    PASSACAILLE 

    La Flûte de Pan & 2 quintettes

    Réf EC8074

    Oxalys
    Sophie Karthäuser, soprano
    Matthijs Koene, flûte de Pan
    Toon Fret, flûte
    Annie Lavoisier, harpe
    JC Vanden Eynden, piano
    Elisabeth Smalt, alto
    Frdéric d’Ursel / Shirly Laub,
       violon

    2018

    La flûte de Pan
    Quintette pour
      piano, 2 violons,
     alto et violoncelle
    Quintette pour
      harpe, flûte, violon,
      alto et violoncelle

    1928
    1922


    1928


    La Flûte de Pan & 2 quintettes

    Réf PAS1067

    Oxalys
    Sophie Karthäuser, soprano
    Matthijs Koene, flûte de Pan
    Toon Fret, flûte
    Annie Lavoisier, harpe
    JC Vanden Eynden, piano
    Elisabeth Smalt, alto
    Frdéric d’Ursel / Shirly Laub,
       violon

    2019

    La flûte de Pan
    Quintette pour
      piano, 2 violons,
     alto et violoncelle
    Quintette pour
      harpe, flûte, violon,
      alto et violoncelle

    1928
    1922


    1928

    BUCHERES

     

    Demi-jours
    Hahn, Cras, Fauré
    Réf DL 2019

    Mario Hacquard, baryton
    Claude Collet, piano

     

    2019

    Jean Cras :
    3 chansons bretonnes
     1932

    HORTUS

         

    Elégies
    Bristow, Bridge, Cras…
    Réf DL 2019

    Orchestre opéra de Toulon
    Dion Pierre Dumoussaud

     

    2019

    Jean Cras :

    Ames d’enants


    1918

    KLARTHE

         

    Carnet de voyage
    Beethoven, Cras
    Réf K071

    Quatuor Midi-minuit
    Fabienne Taccola, violon
    Jacques Bonvallée, violon
    Delphine Anne, alto
    Christophe Oudin violoncelle

     

    2019

    Beethoven :
    Quatuor opus 18 n°3
    Jean Cras :
    Quatuor n°1
    A ma Bretagne


    1909 

    Bretagne(s)
    Ropartz, Cras, Menu
    Réf K091

    Ensemble Gustave
    Sullimann Altmayer, violon
    Mayeul Girard, alto
    Tristan Cornut, violoncelle
    Antoine de Grolée, piano

     

    2019

    Joseph-Guy Ropartz :
    Sonate n°3
    La mer
    Jean Cras :
    Trio à cordes
    Benoît Menu
    Stèles
     

    1926

    HÄNSLER CLASSIC

         

    Pan + Apoll
    Berthomieu, Takenmitsu,
    Andrès, Alwwyn, Cras, Bozza,
    Debussy, Zabel
    Réf HC20041

    Antonia Schreiber, harpe
    Alja Velkaverh, flûte

    2020

    Jean Cras :
    Suite en Duo
      pour flûte et harpe
    1927 

    SONY MUSIC ENTERT.

         

    L’amour, la mort, la mer
    Jean Cras+ divers compositeurs
    Réf P 2020

     Patricia Petitbon
    Susan Manoff
    David Venitucci
    Philippe Marchand
     

    2020

    Jean Cras :

    La Rencontre
     

    1932

    INITIALE

       

    Marionnettes
    Lajtha, Cras, Jolivet
    Réf INL 15

    Le Bateau ivre
      (Ensemble instrumental)

     

    2022

    Laszlo Lajthla :
    Marionnettes opus 26
    Jean Cras :
    Quintette
    André Jolivet :
    Le chant de Linos
     
    1938

    SOL MINEUR PROD.

         

    Jardins suspendus
    Dupont, Cras, Boulanger…
    Réf P 2022

    Eric Lesage, piano

     

    2022

    Jean Cras
    Paysages Maritimes

    1917

    Dupont, Cras, Boulanger…

       

    Paysages Maritimes

    1917

         

    PAVILLON BLEU (Cultura)

         
    Impressions d’ici et d’ailleurs
    Debussy, Cras, Demillac
    Réf ?

    Trio L
    Louis-Jean, Perreau
      violon
    Louison Crès-Debacq,
      violoncelle
    Lyuba Zhecheva, piano

    2022

    Jen Cras :
      Trio n°2 do majeur
    Francis-P. Demillac :
      Sonate en fa dièse
        mineur pour
        violon et piano
    Claude Debussy :
      Trio en sol
    1907




     

    ALPHA CLASSICS

         
    Invisible
    Cras, Soulage, Ferroud
    Réf ALPHA 1085

    Astrig Siranossian,
      Violoncelle
    Nathanaël Gouin, piano

    2024

    Jean Cras :
    Sonate pour
      violoncelle et piano
    P-Octave Ferroud :
    Sonate en la mineur
    Marcelle Soulage :
    Sonate
      en fa dièse mineur
     1901




    Bibliographie référencée par Wikipedia

    Monographie

    • Paul-André Bempéchat, Jean Cras, Polymath of Music and Letters, Farnham, Ashgate, 2009, 610 p.

    Parution en 2022 d’une version augmentée de la monumentale biographie par Bempéchat, aux éditions Peter Lang :

    https://www.peterlang.com/document/1069001

    Ouvrages généraux

    • René Dumesnil, « Jean Cras », Portraits de musiciens français, Paris, 1938.
    • René Dumesnil, « L’aube du XXe siècle » in Histoire de la musique, tome IV.
    • Auguste Thomazi, Trois marins compositeurs : Roussel, Mariotte, & J. Cras. Paris, Imprimerie Bellenand, 1948.
    • Gustave Samazeuilh, Musiciens de mon temps : Chroniques et souvenirs, Paris, Marcel Daubin, 1947 (1re éd. 1915, complété en 1931), 430 p., in-16 (BNF 43254580), p. 246-249.
    • Marie-Claire Mussat, Les musiciens de la mer et la Musique des équipages de la flotte, Éditions du Layeur, 1996 (ISBN 2-911468-06-6), p. 57-69.
    • Mikael Bodlore-Penlaez et Aldo Ripoche (préf. Pierre-Yves Moign), Musique classique bretonne : Sonerezh klasel Breizh : bilingue français-breton, Spézet, Coop Breizh, 2012, 96 p. (ISBN 978-2-84346-563-5), p. 40-45.

    Dictionnaires et encyclopédies

    • Vefa de Bellaing, Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne, Nantes, Ouest Éditions, 1992, 280 p. (ISBN 2-908261-11-1), p. 75-83.
    • Paul-André Bempéchat, « Jean Cras », in Revised New Grove Dictionary of Music and Musicians, London, MacMillan, 2001.
    • Paul-André Bempéchat, « Jean Cras », in Die Musik in Geschichte und Gegenwart (MGG), 2001.
    • Jean-Pierre Thiollet, Sax, Mule & Co (avec un dictionnaire des compositeurs pour saxophone [« Jean Cras », p. 112–113]), Paris, H & D, 2004.

    Articles

    • Henry Malherbe, « Jean Cras », Le Temps, 21 septembre 1932 (lire en ligne [archive]).
    • André Himonet, « Jean Cras, musicien de la mer », revue de la Société Internationale des Amis de la Musique française, décembre 1932.
    • Collectif, « Regard sur Jean Cras (1879-1979) », revue Zodiaque, no 123, janvier 1980.
    • Paul-André Bempéchat, « A Rediscovered Masterpiece: Jean Cras’ ‘Deux Impromptus pour harpe (1925)’ », American Harp Journal, Summer 1998, vol. 16, no 3, p. 5-10.
    • Paul-André Bempéchat, « Inside Jean Cras’ Musical Laboratory: An African Diary in Music and Letters: The Genesis of His ‘Suite en Duo’ for Flute and Harp (1928) », American Harp Journal, Winter 1998, vol. 16, no 4, p. 7-14.
    • Paul-André Bempéchat, « Jean Cras and Albert Samain: Parallels and Paradoxes in the Genesis of Polyphème », The Opera Journal, March 1998, Vol. XXXI/1, p. 3–17.
    • Paul-André Bempéchat, « Inside Jean Cras’ Musical Laboratory II: Cyclical Composition at its Zenith: ‘Quintet for Harp, Flute, and Strings », American Harp Journal, Summer 1999., vol. 17, no 1, p. 7-12.
    • Paul-André Bempéchat, « Love’s Labours Found: Jean Cras’ Pieces for Violin and Piano Rediscovered (with apologies to The Bard) », American String Teacher, November 1999, vol. 49, no 4, p. 64–74.
    • Paul-André Bempéchat, « Naval Hero — Novel Voice: The Piano Works of Jean Cras », Piano & Keyboard 206, September-October 2000, p. 47–55.
    • Paul-André Bempéchat, « An Admiral of Music: Jean Cras’ Chamber Music for Strings », The Strad, London, October 2000, vol. 111, no 1326, p. 1096-1100.
    • Paul-André Bempéchat, « The Choral Works of Jean Cras », The Choral Journal, February 2001, vol. 41, no 7, p. 9–16.
    • Paul-André Bempéchat, « Where Formalism Meets Folklore: Jean Cras’ ‘Trio pour cordes (1925)’ », American String Teacher, May 2001, vol. 51, no 2, p. 74-81.
    • Paul-André Bempéchat, « Narrating the Symbol: Jean Cras’ Legacy of Song », in Ars Lyrica XII, 2002, p. 3-70.
    • Étienne Tabourier, « Jean Cras. Musicien du grand large », Musique bretonne, n°180, septembre-octobre 2003 p. 12-13, (lire en ligne [archive]).
    • Paul-André Bempéchat, « The Breton Compositions of Jean Cras », in Proceedings of the 23rd Harvard Celtic Colloquium, 2003.
    • Paul-André Bempéchat, « Ravel Writes to Jean Cras », in Liber Amicorum Isabelle Cazeaux, Pendragon Press, Hillsdale, New York, 2005, p. 365–376.
    • Paul-André Bempéchat, « Fair Winds and Following Seas: Jean Cras’ Symphonic Autobiography, ‘Journal de bord (1927)’ », in Liber Amicorum Isabelle Cazeaux, Pendragon Press, Hillsdale, New York, 2005, p. 443-457.
    • Jacques Arnol, « Jean Cras (1879 – 1932) : amiral et compositeur », Le lien du Centre généalogique du Finistère, Brest, Centre généalogique du Finistère, no 119, septembre 2011, p. 3-13.

    Notes et références (Wikipedia)

    Archives

     « Archives numérisées détat civil de Brest, année 1879, acte de naissance n° 505, vue 131 [archive] » ( consulté le 19 septembre 2020)

      Thierry Bouillet, « Jean Cras [archive] », sur www.musimem.com (consulté le 14 septembre 2020)

      Musique classique bretonne, p. 40

      « Jean Cras, lamiral des arpèges [archive] », sur Chasse Marée, 11 mai 2010 (consulté le 19 septembre 2020)

      « Jean Cras [archive] », sur www.netmarine.net (consulté le 19 septembre 2020)

      « À nos Grands Hommes – La monumentalité en cartes postales : Monument : Monument à Jean Cras [6598] [archive] », sur anosgrandshommes.musee-orsay.fr (consulté le 19 septembre 2020)

      « Jean Cras 1879-1932 [archive] », sur www.musicologie.org (consulté le 19 septembre 2020)

      « Ecole Navale / Espace Tradition / Glossaire [archive] », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le 19 septembre 2020)

      « Cote LH/624/72 [archive] », base Léonore, ministère français de la Culture

      (en) Paul-André Bempéchat, Jean Cras, Polymath of Music and Letters, Routledge, 5 juillet 2017 (ISBN 978-1-351-56176-1, lire en ligne [archive])

      « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres [archive] », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le 28 octobre 2020)

      « operas [archive] », sur www.artlyriquefr.fr (consulté le 19 septembre 2020)

      « Le Ménestrel : journal de musique [archive] », sur Gallica, 9 mars 1928 (consulté le 19 septembre 2020)

      Paul Le Flem, « Comoedia [archive] », sur Gallica, 7 avril 1930 (consulté le 19 septembre 2020), p. 2

      « Cols bleus : hebdomadaire de la Marine française [archive] », sur Gallica, 19 mars 2005 (consulté le 19 septembre 2020)

      « Le Ménestrel : journal de musique [archive] », sur Gallica, 12 février 1932 (consulté le 19 septembre 2020)

      Anne-Charlotte Rémond, « 1927-1928, Jean Cras compose son Quintette pour harpe, flûte et trio à cordes [archive] », sur France Musique (consulté le 19 septembre 2020)

      Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, Paris, 2004, p. 113.

      dossier Polyphème ou le feuilleton dun opéra par Stéphane Topakian [archive]

      Musique classique bretonne, p. 42

      Jean Cras (1879-1932), Polyphème, 1912 (lire en ligne [archive])

      Bruno Peeters, « Polyphème – Cras [archive] », sur www.forumopera.com (consulté le 19 septembre 2020)

    Articles connexes

    Liens externes

    1. Ressources relatives à la musique :
      1. International Music Score Library Project
      2. AllMusic
      3. Carnegie Hall
      4. Discogs
      5. Grove Music Online
      6. MGG Online
      7. MusicBrainz
      8. Muziekweb
    2. Ressource relative au spectacle
      1. Les Archives du spectacle
    3. Ressource relative à plusieurs domaines
    4. Ressource relative à la vie publique
    5. Notices dautorité
    6. « 1927-1928, Jean Cras compose son Quintette pour harpe, flûte et trio à cordes », Musicopolis, France Musique, 15 mai 2019 [archive]
    7. Musica et Mémoria : Jean Cras [archive]
    8. J. Cras daprès un article dArmelle Datin, Armée daujourdhui 1998 [archive]
    9. Jean Cras sur compositeursbretons.com [archive]
    10. Jean CRAS, qui servait comme Aspirant de majorité à bord du BRENNUS, témoigne de la catastrophe dans une lettre en date du 12 août 1900 [archive]
    11. Portail de la musique classique
    12. Portail du monde maritime
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    14. Portail de l’Armée française
    15. Portail de la musique bretonne

    Catégories :

     

    1. xavier.cras@gmail.com, petit neveu de Jean Cras dont le frère Charles a eu un fils Hervé, mon père ↩︎
    2. Thierry Bouillet, né en 1976, est un musicologue belge, pianiste, organiste et carillonneur au beffroi de Tournai ainsi qu’à la cathédrale de Namur et à la collégiale de Dinant. Il est professeur à l’IMEP (Institut royal supérieur de Musique Et de Pédagogie de Namur) où il a achevé sa licence en piano en 2003., ainsi qu’aux académies de musique de la Botte du Hainaut et de Gembloux. En 1998, son professeur lui demande de rédiger la biographie d’un grand compositeur, mais il préfère sortir des sentiers battus et obtient son accord pour se consacrer à Jean Cras ↩︎
    3. Ce chapitre reprend pour l’essentiel les informations contenues dans la biographie établie par Thierry Bouillet en 1999 (voir le site http://www.musimem.com/recherches.html  – faire une recherche avec Jean Cras) et celles de l’article de la revue Chasse Marée n°223 « L’Amiral des Arpèges » de Jacques Arnol et Xavier Mével. S’y ajoutent des informations trouvées sur Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cras ↩︎
    4. Sa progression dans l’échelle de la hiérarchie lui permit par la suite d’installer un piano demi-queue. ↩︎
    5. Voir paragraphe 7.2 – Règle-Rapporteur Jean Cras ↩︎
    6. Ce chapitre est pour l’essentiel tiré de la biographie établie par Thierry Bouillet en 1999
      (voir le site http://www.musimem.com/recherches.html  – faire une recherche avec Thierry Bouillet ) ↩︎
    7. Voir le livre d’Henri Duparc Lettres à Jean Cras, le fils de mon âme, Editeur Symétrie, Lyon, 2009,
         site http://www.conservatoirelyon.fr/SearchMinify/afb13bdd072e29b6c3ca32dd623ead94 ↩︎
    8. Ce paragraphe traduit et le cas échéant résume les pages 155 à 161 de l’ouvrage magistral en anglais de Paul-André Bempéchat « Jean Cras, Polymath of Music and Letters » chapitre SIX – Opus posthoumus.
      Les notes et textes entre [ ] et en italique ont été rajoutés par la famille Cras ↩︎
    9. Alexandre (Sacha) Tansman, pianiste, chef d’orchestre et compositeur franco-polonais (1897-1986), installé à Paris fin 1919, épouse Colette en 1937 et obtient en 1938 la nationalité française. Soutenu par Maurice Ravel, il se lie d’amitié avec le « groupe des six » (Georges Auric, Francis Poulenc, Arthur Honegger, Louis Durey, Germaine Tailleferre et Darius Milhaud), et devient membre de l’Ecole de Paris. Il est enterré au cimetière sud de Saint-Mandé, auteur de plus de 300 opus. ↩︎
    10. Alexandre Tansman était inscrit sur la liste noire des artistes de Goebbels ↩︎
    11. Ses musiques de film les plus connues de cette période incluent Flesh and Fantasy (1943), Destiny (1944), Since you went away ( 1944), Paris Underground (1945) et Sister Kenny (1946).
      Il a composé également aux Etats-Unis des œuvres symphoniques (qu’il a dirigées lui-même plusieurs fois) et de musique de chambre. ↩︎
    12. Ouest-France, 19 octobre 1983 (‘Une médaille å l’effigie de Jean Cras, marin et compositeur brestois’). ↩︎
    13. Ouest-France, 5 December 1983 (‘A propos de Jean Cras, marin et musicien brestois: å quand I ‘enregistrement de son œuvre?’). ↩︎
    14. Veterans’ Day aux Etats-Unis ↩︎
    15. Voir http://www.agencebretagnepresse.com ↩︎
    16. Cols Bleus, No. 2347, Paris: ADDIM, 13 avril 1996 ↩︎
    17. Guéry, ‘Jean Cras, l’art du point … et du contrepoint!’ ↩︎
    18. Groupe de compositeurs tels que Arnold Schoenberg, Alban Berg et Anton Webern, ayant pris le parti d’abandonner la musique tonale traditionnelle au profit d’une musique atonale, dodécaphonique, voire sérielle. ↩︎
    19. Cf Max d’Ollone, Le langage musical, passim. ↩︎
    20. Réf : PA Bempéchat Jean Cras, Polymath of Music and Letters p.561 sauf texte entre [ ] ↩︎
    21. Extrait résumé de l’analyse de Thierry Bouillet, auteur d’une biographie sur Jean Cras datant de 1999 (voir le site http://www.musimem.com/recherches.html  – faire une recherche avec Thierry Bouillet) ↩︎
    22. Source : GENEANET établi par mon neveu Alban Cras sur la base des recherches de mon père Hervé et de son frère Benoît : https://gw.geneanet.org/mordal70_w?lang=fr&pz=alban&nz=cras&p=emile+jean&n=cras ↩︎
    23. Marié en 1908 à Germaine Lefrançois (1888-1972), pianiste de talent qui se vit décerner en 1923 par la pianiste Blanche Selva à Paris le diplôme de piano n°364 avec mention TB. ↩︎
    24. Principales sources :  
      Recherches multiples    sur internet
      https://www.discogs.com/fr/artist/2766827-Jean-Cras
      https://data.bnf.fr/fr/documents-by-rdt/13892820/tum/page1
      Classement : Timpani, Skarbo, puis par date d’enregistrement
      NB : Pour insérer des photos de pochettes, fusionner préalablement les cellules de la case de destination ↩︎